logo-article

Nos abîmes

Pilar Quintana

Après La chienne, son premier roman traduit en français, la colombienne Pilar Quintana nous plonge avec brio dans le récit d’une enfance sous tension. Grace à une écriture simple et limpide ce deuxième livre est tout aussi réussi.

Claudia, la narratrice explore sa relation avec sa mère dont elle porte le prénom. La fillette qui pensait que « les mamans avaient des enfants parce qu’elles le désiraient » voit ses certitudes s’effondrer à la suite de la découverte de la relation d’adultère très vite mise à jour que sa mère entretient avec le mari de sa belle-sœur. S’ensuivra une lente détérioration du climat familial.

Issue de la riche bourgeoisie de Cali, Claudia, la mère est une femme  au foyer qui a vu ses velléités d’émancipation réduites à néant par un père conservateur  « ce que faisaient les jeunes filles bien élevées, c’était se marier, et pas d’aller à l’université ».

Elle sera donc épouse. Et mère.

Une mère qui se contente d’un service minimum avec sa fille. Une fille qui  se pose des multitudes de questions, notamment sur ces « rhinites » à répétition, pour ne pas nommer la dépression qui cloue sa mère au lit de manière quasi continue.

Pilar Quintana use habilement des codes du conte pour raconter cet univers délétère dans lequel se retrouve plongée la jeune narratrice.

Voir dans le catalogue de la BML

Partager

Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.