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Le goût de la joie

: réjouissances monarchiques et joie publique à Paris au XVIIIe siècle

Pauline Valade

Comment se manifestait la joie de la population à Paris au XVIIIe siècle ?

Lâchers d’oiseau, jets d’argent, illumination des façades, feux d’artifice ou feux de joie, tant de façons chargées de bruits et de lumières, toutes orchestrées par le pouvoir et encadrées par les forces de police, fondant un «devoir de réjouissance». Pourtant, au fil du siècle et de la montée des idées révolutionnaires, ces normes festives vont être réappropriées et détournées pour exprimer le mécontentement et la critique, notamment en imposant le silence au lieu des acclamations lors des fêtes royales. Ainsi, cette histoire d’une joie décrétée devenue citoyenne, a ceci d’intéressant qu’elle permet de saisir dans un même objet l’approbation du pouvoir et sa contestation. Un livre érudit mais joyeux.

Voir dans le catalogue de la BML

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