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Je, tu, elle

Alissa Wenz

Une des meilleurs surprises de la rentrée chanson, c’est bien ce « Je, tu, elle », de l’écrivaine Alissa Wenz.

Pas un brouillon d’artiste en panne d’écriture ou en mal de diversification. Pas un caprice d’auteure qui voudrait « casser les codes », mais la confirmation d’un talent, d’une vocation véritable, en exercice depuis longtemps déjà.

C’est que Je, tu, elle a déjà des airs de classique de la chanson « à texte », qui enjambe les styles et les époques. D’une décennie de références à l’autre, on se retrouve sur les traces de Barbara, Anne Sylvestre, Juliette, Jeanne Cherhal ou Clarika.

Alissa Wenz révèle un chanson de chambre aux tentures jazz, construite autour du piano-voix, accompagné de cordes tendres, d’une clarinette ou d’un bugle. Romain Didier lui a concocté de bien beaux arrangements, de comptine espiègle en ballade qui noue la gorge, lentement, mot à mot.
Portaits de femme qui s’arrache, d’amante au bout du rouleau, de working-girl en plein vertige, racontés dans une prosodie souple et précise. L’art d’écrire juste transparaît, la musique n’habille pas, elle fait corps.

Et il faut croire que cette chanson passe bien la scène. Nos enchanteurs titrait en août dernier, après son passage à Barjac : Alissa Wenz, déjà atemporelle. Et pourquoi pas.

Voir dans le catalogue de la BML

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