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In absentia

Raphaël Jerusalmy

Même si le sujet est rude il ne faut pas se priver de lire ce livre.

Pendant la seconde guerre mondiale, les allemands ouvrent le camp de concentration du Struthof en Alsace afin d’exploiter un filon de granit rose. C’est là que l’écrivain communiste Pierre Delmain se retrouve assigné à une tâche aussi macabre que particulière : étrangler de ses mains les déportés devenus trop faibles pour que les allemands puissent continuer sur eux leurs machiavéliques expériences médicales. Pour survivre à ses propres gestes il s’absente de cette réalité proprement invivable et écrit un livre imaginaire où les personnages ont parfois le regard et les traits de ceux dont il vient d’abréger les souffrances.

Pendant ce temps, à Paris le collectionneur d’art Saül Bernstein s’entoure d’artistes, de beauté et de drogue, dans une tentative désespérée de repousser les attaques du monde de la violence et de l’effroi.

Au fil des pages, les chemins des deux personnages se rapprochent …

Raphaël Jerusalmy réussit à élever son roman au-dessus de l’horreur qu’il affronte pourtant de face. Son écriture, avec finesse et sobriété, rend hommage à la gravité qui touche parfois le destin des hommes.

Voir dans le catalogue de la BML

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