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Alone Street

Gregory Crewdson

"J’ai toujours adoré le vernis des images filmées, la lumière sur l’écran. Je pensais qu’il serait formidable d’apposer ce vernis-là à des images fixes." Gregory Crewdson

Natif d’Amérique du Nord je suis fasciné par les photographies de Gregory Crewdson car elles me replongent dans le décor de mon enfance. Les histoires qui se déroulent dans ses images inspirées par le cinéma me semblent raconter autant une partie de mon histoire personnelle que celle du photographe.

Le réel irréel

Crewdson  élabore ses photographies à partir de centaines de clichés réagencés, combinés, fondus entre eux ou superposés en post-production. Le résultat frappe immanquablement à chaque fois l’imagination du spectateur. Toutes les scènes sont réalistes mais pas vraiment réelles car elles ne pourraient se présenter dans la réalité sous des traits aussi parfaits, un éclairage aussi soigné. Une image est le résultat d’une longue élaboration. Une autre des caractéristiques des photographies de Crewdson est leur dimension cinématographique. Chacune des scènes semble avoir été figée par une force extérieure comme dans certains films de Science-fiction.  Crewdson choisit de garder ce moment de bascule du récit où l’action peut prendre n’importe quelle direction. Chaque photographie est un défi que nous lance le photographe comme si d’une histoire, d’un scénario nous n’avions qu’une pièce du puzzle.

Alone Street réuni dans un ouvrage deux séries majeures, Cathedral of the Pines et An Eclipse of Moths qui explorent un versant encore plus intime du photographe. Elles promettent encore une fois au lecteur un voyage époustouflant et parfois terrifiant dans l’univers singulier du photographe américain.

Voir dans le catalogue de la BML

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