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Abou Leila

Amin Sidi-Boumédiène

Une traque hallucinée au cœur du Sahara

1994, l’Algérie alors en pleine guerre civile.
Deux amis s’enfoncent dans le désert, sur les traces d’un hypothétique terroriste, armés d’une photo et d’un nom « Abou Leila », qui va résonner comme le symbole ultime de la violence.
Progressivement, au fil de cette quête délirante à laquelle personne ne semblera plus croire, le contour de chacun va se dessiner, mettant en lumière la folie des hommes.

Le film se présente comme une mise en images hallucinée de la violence et des sentiments de ceux qui y sont confrontés.
Une histoire simple, universelle, qui met en scène la manière dont « on peut survivre dans une société violente quand on est fragile et sensible » (Amin Sidi-Boumédiène).

« Mon film est un cri du cœur pour l’Algérie »

Le cinéaste y évoque une Algérie symbolique, réelle et imaginaire, passée et présente.
Au fond, le film parle de n’importe quel pays plongé dans la violence, « où l’être humain fait l’expérience d’une réalité oppressante, traumatisante, qui peut rendre fou. »

Il s’agit du premier film d’Amin Sidi-Boumédiène qui, après une formation technique en France, a fait le choix, militant et courageux, de travailler en Algérie et donc d’accepter la non diffusion de ses films, le poids de la censure, le manque de moyens, etc.
Ce film a d’ailleurs été entièrement tourné en Algérie, ce qui est rare.

Présenté à Cannes (Semaine de la Critique 2019), largement remarqué notamment pour sa virtuosité, ce premier film est une véritable expérience : un voyage sidérant !

Voir dans le catalogue de la BML

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