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Quatre jours sans ma mère

Ramsès Kefi

« Mais on ne connaît jamais les gens si on ne les a pas vus au bout du bout, ça vaut pour nos propres parents. »

Tout commence sur un parking, en pleine nuit, dans une cité HLM de Lascaux.

Salmane rouille avec ses potes quand soudain son père, Hédi, déboussolé vient lui annoncer que sa mère, Amani, est parti sans crier gare.

Hédi à peine de retour dans l’appartement enlève son alliance. La colère de  le submerge, Amani n’aurait jamais dû faire cela.

Il va être la risée du quartier.

Salmane est désemparé, tout s’écroule.

Salman, 36 ans, vit chez ses parents.

Il n’a aucune envie de quitter son univers, il est figé dans le temps et dans son champ d’activité.

Il ne connaît pas grand-chose du passé de ses parents.

Un jour son père lui a seulement dit que : « la Tunisie n’était pas montée sur le bateau avec eux. ».

Mais là, le rien l’a englouti. Il faut qu’il sache pourquoi sa mère a pris la fuite et où.

Le mensonge, la vérité sont à découvrir.

Le silence, l’abandon où il a laissé sa mère, ces derniers temps, deviennent pour lui un supplice moral et affectif.

Lui, il s’était perdu dans le parking.

Dans ce roman, la banlieue est omniprésente.

Elle est le PMU repère des hommes et de leurs récits ; lieu uni et homogène.;

Elle est cette solitude des femmes.

Elle est l’abandon social en pleine croissance.

Elle est encore le temps où elle se situait au bord de cette forêt qu’Amani aime tant admirer au loin.

Elle est encore une cité ouvrière.

Roman d’amour, de joie, de tristesse, de racine, d’amitié, d’humanité.

Roman sincère, authentique se lisant en profondeur et simplicité.

Le passé ne s’éteint jamais.

Voir dans le catalogue de la BML

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