Ode on the death of Mr Henry Purcell / John Blow – 1970

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - Modifié le 17/08/2019 par Civodul

Henry Purcell meurt en 1695 : il n'a que trente-six ans. Ses contemporains déplorent unanimement cette perte prématurée. Parmi les hommages se distingue celui de son vieil ami John Blow dans une magnifique ode à la mémoire de l'Orphée britannique.

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John Blow et Henry Purcell, de treize ans son cadet, s’admirent et s’estiment mutuellement, un peu à la manière de Haydn et Mozart.

L’Ode sur la mort de Purcell date de 1696. Elle met en musique un poème de John Dryden, collaborateur attitré de Purcell.  A grand renfort d’allégories bucoliques et séraphiques – époque oblige –  les vers de Dryden dressent un  portrait naïf, mais noble et touchant d’un Orphée trop tôt disparu. Cette petite cantate de chambre adopte un effectif restreint (deux voix de contre-ténors + deux flûtes à bec + continuo de viole et clavecin) qui contribue au caractère intimement expressif de ce superbe « tombeau » baroque. Ainsi que chez Purcell l’écriture de Blow est souple, souvent proche du récitatif et déploie une large palette de rythmes raffinés et d’une suavité très British.

Suaves et raffinées, c’est bien ainsi que l’on pourrait qualifier les voix des deux interprètes Alfred et Mark (son fils) Deller. Si les  goûts et usages du falsetto ont notablement évolué et que désormais on ne chante plus guère avec ces timbres clairs souvent à la limite de l’acidité,  dont certains accents peuvent paraitre anachroniquement affectés à nos oreilles actuelles [enregistrement de 1970 ! ], il n’en reste pas moins que ces pionniers laissent un témoignage d’envergure. Leur interprétation vaut pour  son extraordinaire musicalité et le remarquable sentiment de délicate et intime fusion qui s’en dégage, demeure et demeurera.

Ode on the death of Mr Henry Purcell :

 

A noter l’enregistrement de cette même ode  par Gérard Lesne et Steve Dugardin, musicalement plus en phase avec notre époque, luxueuse vocalité (mais ça ne fait pas tout …), un autre monde.

 

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