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Des feux des fous

Félicien Lia

Des feux des fous, album inépuisable et caméléon qui plante sur le terreau acoustique de son blues-rock sudiste des pousses jazz, funk ou pop comme si c'était leur terroir naturel.

Et cela donne un kaléïdoscope superbe, d’une cohérence très inspirée, comme un style nouveau bâti de bois anciens.
On part d’un texmex blues, écorché et vaporeux vers un funk psyché ou une ballade americana traversée de motifs sahéliens. Là c’est une sombre litanie qui trotte serré et se défreese à l’arrivée sous des éclats de sax, et que n’auraient pas renié Bashung ou Thiéfaine. Le tempo ralentit pour un jazz qui rêve en funk, suivi d’un nocturne languide, presque abstrait. Surgit alors un psychobilly improbable, entre Ian Curtis, Jesse Garon et Alan Vega, et le voyage prend fin dans une transe acid-country très cool.
Et franchement, on y retourne, parce qu’on ne se lasse pas facilement de cet ailleurs familier, de ce sud aux reflets changeants.

Des lignes invisibles

 

Voir dans le catalogue de la BML

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