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Ceux qui dorment dans la poussière

David Assaraf

Le velours sombre d'une voix, éclairé par des arrangements superbes. Assaraf rejoint l’élégance de la pop gainsbourienne et la fibre orchestrale de Ferré, dans cet album très musical, jalonné d'instrumentaux atmosphériques et inquiets.

C’est d’abord la mélancolie caressante de ce timbre chaud et grave qui retient l’oreille. Assaraf sait murmurer autant que chanter, et donne à sa voix la grâce tremblée de Gainsbourg ou le charme ténébreux de Bashung.
Ceux qui dorment.. parle d’amour, de ses fantômes et de ses cadavres, du vide et des regrets, dans des chansons pleines de chair.

C’est un tendre dub à cordes (Beau et mienne), puis un piano-voix irrésistible de douceur et de futur nostalgique (Bord de mer) . C’est une ballade acide et entêtante (Je te l’avais prédit), qui s’arrête dans une nuit d’orient aux songes embués de piano (2609).
Et puis une autre ballade, pleine d’un espoir triste, gonflé et fleuri par les violons (Et que rien ne m’éveille). Et encore, le touchant soliloque de bastringue d’un ivrogne, qui noie les mots de sa peine dans un drôle de franglais (Love songe).

C’est un album généreux, qui explore toutes les facettes de la blessure amoureuse, et lui taille un beau diamant noir.

« Je te l’avais prédit »

 

Voir dans le catalogue de la BML

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