« Parvenir au bout de la fête » comme le disait Céline

- par Léa G

Que ce soit pour nous une grande célébration ou bien tout le contraire, en ce jour du 31 décembre, le réveillon de la Saint Sylvestre fait l’objet de toutes les conversations, et vient occuper -voire préoccuper- tous les esprits, qu’il s’agisse d’un grand dîner à préparer, d’une tenue « sur son trente-et-un » à élaborer, ou d’une ou plusieurs invitations à honorer.

Pourquoi tant d’expectation autour d’un jour qui, s’il s’avère charnière entre une année qui se termine et l’autre qui s’annonce, n’est finalement qu’un jour parmi les autres dans notre calendrier, qui très certainement, ne changera pas le cours de notre existence ? Pourtant, la charge symbolique qu’on attribue à ce dernier jour de l’année semble propice à bouleverser un quotidien : autrement dit, un matériau en or pour l’écrivain, se servant de cette fête comme d’un tremplin dans sa fiction.

flûtes de champagne en rang d'oignons

  • Julie Zeh en fait le titre et l’intrigue de son dernier roman, Nouvel an, paru chez Acte Sud en mars dernier.
  • Pauline Delabroy Allard faisait s’y produire la rencontre coup-de-foudre entre ses deux protagonistes dans Ça raconte Sarah, un beau premier roman, prix Médicis en 2018.
  • Karl Ove Knausgaard dans son immense projet littéraire intitulé Mon Combat, accorde à l’un des jour de l’An de sa jeunesse une grande partie de La mort d’un père, premier volume du grand opus biographique.

Sur ces quelques références littéraires, nous vous souhaitons une bonne fin d’année et un bon réveillon, en espérant, comme le disait Louis-Ferdinand Céline, qu’ « à force de déambuler [nous parviendrons] au bout de la fête ».

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