Marionnettes

Mais qui est donc Arnica ?

- Modifié le 02/01/2019 par Hélèna du département Arts vivants à la médiathèque de Vaise

En février 2019, vous pourrez voir le spectacle "Buffles" de la compagnie Arnica, soit à l'Espace 600 de Grenoble, soit au Théâtre Jean Vilar de Bourgoin-Jallieu. Mais peut-être connaissez-vous déjà la compagnie Arnica ? Elle a créé en 2017 le spectacle "Clairières" au Théâtre Nouvelle Génération, à Lyon. La compagnie propose des spectacles théâtraux, plastiques et sonores, tout en allant à la rencontre de chacun.

Buffles - Pau Miro - Emilie Flacher © Emile Zeizig - mascarille.com
Buffles - Pau Miro - Emilie Flacher © Emile Zeizig - mascarille.com

Histoire de la compagnie

La compagnie Arnica travaille depuis 1998 autour de la marionnette et des écritures contemporaines. Elle est née dans le milieu universitaire de Lyon, au département Arts du spectacle, avec l’envie de transmettre des textes poétiques et dramatiques. Les premiers spectacles de théâtre sont montés dans des bars et des PMU !

Fortement marquée par les spectacles de la compagnie Emilie Valantin et d’autres spectacles de marionnettes, la compagnie se tourne alors dans le début des années 2000 vers la marionnette. Dès lors, c’est autour d’Alexandra Vuillet, comédienne marionnettiste, Elise Garraud, administratrice, et Emilie Flacher, metteure en scène et constructrice de marionnettes, que la compagnie s’invente. ​Et œuvre depuis 2000 dans l’Ain sur un territoire rural.

Une résidence, de 2007 à 2012, au Théâtre de Bourg-en-Bressepremière scène conventionnée pour le théâtre de marionnettes et d’objets, contribue à la professionnalisation de la compagnie. De cette résidence, naît en 2008 le spectacle Les Danaïdes, premier spectacle pour grand plateau. Suivent ensuite, les spectacles Broderies (2010) et Le cœur cousu en (2011).

De 2010 à 2013, Emilie Flacher dirige à Bourg-en-Bresse la Maison du théâtre, centre de ressource pour le théâtre contemporain en milieu rural. Dans cette ville, elle ouvre également un Lieu de fabrique, en 2017. Il s’agit d’un lieu de vie et de ressources dédié à la construction et la transmission du théâtre de marionnettes et d’objets.

C’est autour d’Emilie Flacher que la compagnie se structure désormais et construit sa propre démarche. Elle réunit aussi bien acteurs, constructeurs de marionnettes, musiciens, que des auteurs. Elle a créé une vingtaine de spectacles, petites formes intimistes ou créations pour plateaux de théâtre, à destination d’un public adulte ou enfant.

Rapport à l’écriture contemporaine et influences

Emilie Valantin et Alain Recoing, précurseurs de la marionnette à texte, influencent la compagnie et lui donnent envie de confronter les textes à la marionnette. « Les façons dont la matière et le texte peuvent se rencontrer démultiplient les évocations, permettent d’entendre le texte autrement. » E. F.

Par la suite, avec le théâtre d’objet, Emilie Flacher dit « comprendre comment l’acteur peut être au service de l’objet, puis témoin de ce qui est fait par l’objet, puis narrateur, et revenir à sa place d’acteur ». Le jeu n’est plus juste délégué à la marionnette comme traditionnellement. Cela permet de faire exister plusieurs couches de sens en même temps : la fiction, le jeu des acteurs qui font vivre cette fiction, et le lien qu’il y a entre les deux.

Les premiers textes montés sont ceux de Matéï Visniec, Grégory Motton et Patrick Dubost, avec un intérêt particulier pour les écritures qui retranscrivent une oralité. C’est avec le texte Soliloques, sur une planche à repasser de Jean-Pierre Siméon et Jehan Rictus, que la compagnie se fait connaître.

Elle travaille aussi en collaboration avec des auteurs. Par exemple, elle convie Sébastien Joanniez à travailler avec elle, sur les traces laissées par la guerre d’Algérie, à partir de rencontres avec des habitants. De là, naît le spectacle Ecris-moi un mouton.

Parallèlement, la compagnie développe des projets d’action culturelle d’envergures, comme par exemple Sillons. Des marionnettistes et des villageois inventent un spectacle en commun.
Tous ses projets partent d’une rencontre. Elle aime « ouvrir des espaces de création où, par la marionnette, elle peut raconter des choses et dont tout le monde peut se servir« .


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