Symphonies 4 & 6
Emilie Mayer
lu, vu, entendu par GLITCH - le 05/02/2026
L’excellent, l’indispensable label CPO continue son édition des 8 symphonies d’Emilie Mayer. Et nous fait aimer toujours plus ce corpus majeur, entre Mozart et Beethoven.
Les sources contemporaines sur Emilie Mayer (1812-1883) répètent à l’envi qu’elle fut qualifiée de son temps de « Beethoven au féminin ». Voire !. Femme riche et célibataire, Mayer avait là les atouts qui lui permirent de se consacrer à l’écriture, encouragée par son maître Carl Loewe.
Elle composa dans tous les genres, mais seul son œuvre symphonique nous est aujourd’hui largement accessible au disque. Et quel bel œuvre ! La rigueur et l’élégance du classicisme viennois (Haydn et Mozart), et la palette d’impressions et de décors, intimes ou naturels de Beethoven ou Schumann.
La symphonie militaire joue bien sûr à la fin des cuivres et des percussions. Mais elle prend le temps d’installer un drame riche en nuances, entre élégie du départ et rumeurs de conflit. La 4e s’inscrit plus nettement dans une tonalité romantique, une sentimentalité plus libre. Et la 6e est assurément un chef-d’œuvre, d’une tension poignante et presque visionnaire pour une pièce écrite en 1840. Il faut souligner l’ alliance d’un orchestre très impliqué, attentif, et d’un prise de son superbe de nuances et de naturel. Un plaisir d’écoute et de musique.
Les symphonies 5 et 8 sont aujourd’hui présumées perdues.. Mais espérons que CPO n’a pas dit son dernier mot !
Voir dans le catalogue de la BML
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