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Peau de Mille Bêtes

Stéphane Fert

Il était une fois, dans un lointain royaume, l'histoire d'une princesse-ogresse. Élevée parmi les bêtes, son univers s’écroule lorsque son père se décide à l'épouser.

L’histoire commence ainsi :

Il était une fois une fermière, qui vivait dans un village près d’ici. Comme elle était très belle, elle attirait les regards. Alors on l’appelait « La Belle » parce qu’on se moquait bien de savoir, si elle avait un vrai prénom ou d’autres inspirations.

Belle choisit de s’enfuir, donc et se fait séduire par le sinistre Roi Lucane. Cependant pas de « happy end » pour eux, contrairement au Roi, Belle est humaine et finit par mourir. Le Roi, éploré, finit par bannir leur fille dans la forêt. Isolée mais pas seule, Ronces est élevée et protégée par mille bêtes . Mille bête qui deviendront autant d’amis et de confident.

Les années passent et le Roi Lucane se décide à se remarier. Dans la liste des candidates se glisse, par erreur, un portrait de sa fille. Qu’à cela ne tienne, l’horrible Roi s’entiche immédiatement de la seule femme qu’il trouve aussi belle que sa défunte Reine. Le fait qu’il s’agisse de sa fille lui importe peu et le fait qu’elle ait rencontré un prince assez charmant encore moins.

En à peine quelques cases, l’auteur donne le ton. « Peau de Mille Bêtes » est un conte de fée, certes, mais qui sait rire des clichés de ses prédécesseurs tout en gardant la part sombre des originaux. Durant tout l’ouvrage on oscillera avec habileté entre humour et noirceur, aussi bien au travers des mots qu’au travers des couleurs.

D’une page à l’autre, le dessin des personnages change, les décors évoluent accentuant l’aspect onirique de l’histoire. Sans divulgâchage aucun, la fin de l’histoire amène une réelle réflexion qui fait plaisir à voir. Entre fantaisie et cruauté, Peau de Mille Bêtes se dévore avec plaisir et émotions !

– Je suis désolée, mais finalement, je vais bien devoir te dévorer.
– Vraiment ?
– Oui, c’est le protocole en cas de menace sur le royaume.
– Ah, mince…
– A moins que tu ne consentes à me donner quelque chose.
– Bien sûr, tout ce que vous voudrez !
– Très bien… Alors ce sera un baiser.

 

Voir dans le catalogue de la BML

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