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Patria

Fernando Aramburu

LE roman du pays basque!

2011, l’ETA dépose les armes.
Bittori, veuve d’El Txato, entrepreneur assassiné pour avoir refusé de payer l’impôt révolutionnaire, décide de revenir dans son village, proche de San Sebastian. Là, elle se trouve confrontée à l’hostilité du voisinage, et particulièrement à celle de la famille de Miren, son amie d’enfance, dont le fils Joxe Mari purge sa peine de militant terroriste en prison. Bittori souhaite obtenir, avant sa mort, le pardon des complices de l’assassinat de son mari.

Le roman dépeint à la fois le parcours de ceux qui ont embrassé la cause basque (l’entrainement en clandestinité, l’attente dans les planques, le financement des missions…) et les conséquences physiques et psychiques de cette lutte fratricide sur les familles.
Ce témoignage saisissant des années noires du Pays Basque est brillamment conçu grâce à d’astucieux basculements de chronologie et de points de vue ; porté par une langue vivante, il se lit d’une traite.

Fernando Aramburu s’engage et prend clairement parti pour les victimes, à travers l’un de ses personnages, écrivain également : « Mon projet de composer, par le truchement de la fiction littéraire, un témoignage des atrocités commises par la bande terroriste, procède dans mon cas d’une double motivation. D’un côté, l’empathie que j’éprouve pour les victimes du terrorisme. De l’autre, le rejet sans réserve que suscitent en moi la violence et les agressions dirigées contre l’État de droit […] J’ai dénoncé sans haine le langage de la haine, et l’oubli tramé par ceux qui essaient de s’inventer une histoire au service de leur projet et de leurs convictions totalitaires »

Vous pouvez (ré)écouter Fernando Aramburu, dans l’émission Le temps des écrivains de France Culture afin de mieux connaitre son positionnement.

Une œuvre magistrale, en prise avec l’actualité, à l’heure où l’ETA vient d’annoncer sa dissolution après un désarmement total en 2017 !

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