The Lost King
Stephen Frears
lu, vu, entendu par Maëlle - le 24/03/2026
Et si le mal-aimé roi Richard III avait en fait été victime de validisme* ?
C’est ce que Philippa Langley, mère de famille en proie à des problèmes professionnels, conclut après avoir vu une représentation de la pièce Richard III de Shakespeare, qui met en scène le roi d’Angleterre dans un rôle pour le moins sanguinaire.. Elle rejoint alors une association d’admirateurs du roi, et le constat est sans appel : Richard III a été injustement traîné dans la boue. Par ses contemporains, par Shakespeare, et par les historiens.
Philippa elle-même souffre de validisme : elle est atteinte d’un syndrome de fatigue chronique. L’identification est donc immédiate. Elle se met à avoir des hallucinations de Richard III, et elle lui promet de tout mettre en œuvre pour retrouver sa sépulture perdue.
* Le validisme désigne un système de préjugés et de discriminations à l’égard des personnes en situation de handicap. 
The Lost King a été réalisé par Stephen Frears, célèbre cinéaste britannique qui montre ici son talent pour les biopics et les comédies. Car non seulement ce film est inspiré d’une histoire vraie – Philippa Langley existe vraiment – mais il est aussi très drôle. Avec un ton touchant et décalé, le film met en scène un personnage principal terriblement attachant, qui n’a pas peur de se battre pour ce en quoi elle croit.
Mais surtout, Stephen Frears réussit à poser des questions essentielles : à quel point la vision qu’ont les historiens d’un personnage historique peut-elle être influencée par ses détracteurs ? A quel point le validisme peut traverser les siècles ? Comment s’en sortir au travail lorsqu’on est une femme handicapée ? Comment représenter le handicap au cinéma ?
Des thématiques ambitieuses, dans un film feel-good et bienveillant.
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