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La Traversée

Florence Miailhe

... Exils d’hier et d’aujourd’hui... Le récit universel de vies déracinées

 

 

Un village pillé, une famille en fuite et deux enfants perdus sur les routes de l’exil. Les héros de La Traversée pourraient être Afghans, Syriens, Maliens ou Ukrainiens.

Avec toute la puissance du conte, le film retrace le destin des réfugiés à travers une Europe imaginaire, à la fois intemporelle et d’une actualité brûlante.

Saisissant d’émotion et de beauté, La Traversée nous raconte l’odyssée d’enfants migrants qu’on croirait sortis d’un tableau de Chagall.

Des noms de lieux imaginaires défilent tout au long de leur route : Novivarna, la blanche forêt d’une Babayaga, la Basse Bathelie, Chalengar et son camp de réfugiés… Comme autant de frontières franchies, on transite d’un monde à l’autre. On traverse des fleuves, des montagnes, des forêts enneigées ou des campements de cirque.

Au rythme des saisons, des pays parcourus mais aussi d’humanités croisées, les univers bousculés par la couleur nous font penser à Chagall, donc, mais aussi à Matisse, Picasso, Bacon et tant d’autres.

Florence Miailhe est une artiste aux talents multiples. Peintre, plasticienne et réalisatrice, elle utilise ici une technique d’animation très particulière : la peinture à l’huile sur plaque de verre. Ce long métrage est donc aussi une prouesse technique. Né d’un projet fou, il a nécessité 13 ans de travail à la réalisatrice et sa scénariste Marie Desplechin.

Tristement d’actualité, comment ne pas rappeler ici que

le film est dédié à [la] grand-mère [de l’artiste], qui un jour de 1903, est partie d’Odessa pour fuir les pogroms

 

Voir dans le catalogue de la BML

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