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La Réforme commence à Prague

Histoire des hussites XVe-XXe siècle

Olivier Marin

La destinée passionnante et mouvementée des hussites racontée par un spécialiste.

Prédicateur depuis 1402 à la chapelle de Bethléem de Prague, Jan Hus (1372-1415) prêche un retour à l’Eglise apostolique, spirituelle et pauvre. Pour lui, la réforme de l’Église doit passer par le pouvoir laïc. La haute noblesse, voyant dans ses propos la possibilité de s’attribuer les biens ecclésiastiques, ne reste pas indifférente à ses idées.

C’est un moment où émergent les Taborites, un mouvement millénariste, portant l’idée des temps derniers et celle du retour à l’Église originelle. Mais Jan Hus est accusé d’hérésie par les professeurs allemands de Prague. Le roi Venceslas Ier soutient Hus dans un premier temps, puis, quand celui-ci provoque en 1412 un soulèvement contre les indulgences – sur la vente desquelles Venceslas prenait sa part – il lui retire ce soutien. Convoqué au Concile de Constance en 1414 pour se justifier, Jan Hus s’y rend. Emprisonné, accusé d’hérésie, il est brûlé en 1415.

Le mouvement ne s’éteint pas pour autant. En 1420, les hussites élaborent les quatre articles de Prague, qui forment la base de leur programme dont ils exigent la reconnaissance par le pouvoir royal, c.a.d la communion sous deux espèces qui autorise les communiants à boire le vin au calice (privilège jusque-là réservé aux seuls membres du clergé), la pauvreté des ecclésiastiques, la punition des péchés mortels sans distinction du rang ou de la naissance du pécheur ainsi que la liberté du prêche.

Première manifestation de la Réforme, le hussitisme invite à en repenser la genèse.

Voir dans le catalogue de la BML

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