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La rage

Zygmunt Miloszewski

« La Pologne est moche. Pas entièrement, bien sûr, aucun endroit n'est entièrement vilain. Mais si on établissait un classement, la Pologne serait le plus laid des pays d'Europe. […] Pourtant, il y a des moments où la Pologne est le plus bel endroit de la terre. Ce sont les journées de mai après l'orage, ce sont ces longues soirées d'août, c'est la première matinée d'hiver ». Zygmunt Miloszewski

Le procureur Szacki est muté à Olsztyn. Sur le papier la bourgade pourrait faire rêver puisqu’on l’appelle « la ville aux onze lacs ». Mais ça, c’était avant la bétonisation…

Lors de travaux d’aménagement du territoire un cadavre est trouvé. S’il semble s’agir de prime abord d’un squelette bien conservé, l’expertise médico-légale révèle tout autre chose. Il s’agit en fait du corps d’un homme décomposé chimiquement de son vivant, auquel on a ajouté les os de différentes victimes. Pour Szacki l’affaire va vite tourner à l’obsession au point de commettre l’irréparable : ignorer les appels à l’aide d’une femme terrifiée par son mari…

Avec ce roman, l’auteur nous parle de son pays, la Pologne, de sa politique, de sa population, de son administration à la fois dysfonctionnelle et corrompue, de la Russie qui est juste à côté, mais aussi du fonctionnement et des outils préhistoriques dont est dotée sa justice. À la lecture de ce livre, le moins que l’on puisse dire, c’est que Miloszewski, à l’image de son personnage principal, ne mâche pas ses mots. Personne n’est épargné.

La rage est un roman noir, puissant et sans concession qui ravira à coup sûr les amateurs du genre.

Voir dans le catalogue de la BML

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