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Il était une fois dans l’Est (2019)

Larissa Sadilova, réalisatrice

Badinage dans la russie contemporaine

Anna et Egor sont voisins dans la petite ville de Troubtchevsk, entre Briansk et Moscou. Anna voyage pour vendre ses ouvrages de tricots à Moscou; Egor est routier et s’absente des semaines entières pour ses trajets au long cours. Tous les deux abandonnent époux et enfants pour leur travail. En fait, ils se rejoignent discrètement à la sortie de la ville pour vivre secrètement leur histoire d’amour, au gré des paysages qui défilent.
Durant ces laps de temps, toujours trop courts, ils vivent intensément oubliant le quotidien, la routine de leur vie de famille et l’essoufflement de leur couple respectif. Mais la réalité va les rattraper et la promiscuité qu’impose leur communauté les contraindre. Cette liberté se paiera-t-elle chère ?

Sixième long métrage de la réalisatrice, ce film a été présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes en 2019. Pour Larissa Sadilova, il s’agit de sa première expérience dans le cinéma indépendant, ce qui lui a procuré une certaine liberté de ton et d’action qu’elle n’aurait sans doute pas eu si l’Etat y avait mis son nez.

L’histoire de ce couple adultère montre le bonheur retrouvé loin de toute obligation. Il rayonne lorsqu’il se retrouve. Ces personnages, solaires, loin de leur routine, se ternissent dès qu’ils retournent à leur quotidien, aspirés par le poids de la société rendant impossible tout divorce des couples mariés. Et proscrivant ainsi toute liberté.
Cette chronique amoureuse, qui de prime abord est anodine, se fait l’écho des contraintes sociales et familiales d’une Russie encore percluse de traditions immuables et ce en plein XXIe siècle.

Voir dans le catalogue de la BML

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