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Heureux comme Lazzaro

Alice Rohrwacher

Un film hors du temps, entre deux mondes et déroutant.

Bienvenue à l’Inviolata, un hameau hors du temps où une cinquantaine de personnes asservies dans une exploitation de tabac, travaillent sans compter pour la marquise Alfonsina de Luna. Lazzaro, un jeune homme d’une innocence et d’une pureté inégalées, vit au sein de cette communauté où on ne manque pas une occasion d’user de sa naïveté et de son dévouement.

Mais il reste égal à lui-même : gentil, serviable et calme.

Il se lie d’amitié avec le fils de la marquise, Tancredi, qui est son extrême inverse : arrogant, égoïste…

Un jour Lazzaro va faire une chute fatale, et dans le même temps sa communauté réduite en esclavage va être libérée par des gendarmes et être déménagée à la ville.

Un grand nombre d’année plus tard Lazzaro va revenir de la mort, toujours aussi jeune, et retrouver les siens et leur mode de vie citadin si éloigner de la nature, de l’innocence et de la simplicité.

Ce film est déroutant car il n’a pas un propos unique mais aborde diverses questions : celle de la religion car nous pouvons envisager Lazzaro comme une figure christique, celle de l’opposition entre vie à la campagne et vie à la ville, celle de la bonté et de l’innocence comme force ou faiblesse, celle de la beauté qui se niche dans l’invisible et l’insignifiant.

Les images et l’ambiance du film sont très belles, le personnage de Lazzaro est extrêmement touchant bien qu’invraisemblable. Ce film s’apparente à un conte et agit sur le spectateur comme une parenthèse flottante, entre deux mondes laissant un agréable sentiment d’inachevé ou d’infini.

Voir dans le catalogue de la BML

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