logo-article

De la grande stratégie

John Lewis Gaddis

« Le renard sait beaucoup de choses, mais le hérisson sait une grande chose. » Archiloque

Une analyse perspicace de la façon de penser et d’agir des grands personnages historiques, selon deux modèles : celui du renard et celui du hérisson, évoqués dans ce vers du poète grec.

La citation a été reprise en 1951 par le philosophe britannique Isaiah Berlin, dans son essai sur la vision de l’Histoire de Tolstoï qui a fait fureur dans les universités américaines, mettant en exergue deux attitudes : celle du hérisson qui fait preuve d’obstination pour arriver à ses fins, malgré de nombreux obstacles qu’il rencontre, comme Napoléon pendant la campagne de Russie, et du renard – comme Artaban, le conseiller du roi des Perses Xerxès – dont la nature est de s’adapter en permanence aux situations.

A travers dix chapitres soigneusement documentés, l’auteur développe une brillante réflexion sur les raisons qui, au fil des siècles, de la Grèce antique à l’époque de Staline, permirent aux renards de l’emporter sur leurs adversaires.

Question références, il semble impossible de ne pas mentionner « Le Prince » de Machiavel, qui désigne également deux façons de combattre : Il faut donc être renard pour connaître les pièges et lion pour effrayer les loups…

 

Voir dans le catalogue de la BML

Partager

Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *