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La terre qui penche

Carole Martinez

Ce roman se situe au XIVe siècle, 200 ans après Du domaine des Murmures, roman précédent de l’auteure. C’est un dialogue entre une fille morte à 12 ans et son âme qui a continué à vieillir.

Blanche est la fille d’un petit seigneur féodal. Sa mère est morte peu après sa naissance, emportée par l’épidémie de Peste noire. Elle ne ressemble pas aux autres filles : petite, pas très jolie, elle voudrait apprendre à lire et à écrire mais son père refuse car une femme qui lit, c’est « le diable dans la maison ».
Blanche n’aime pas son père qui trousse toutes les filles du domaine.
Un jour, il l’emmène au Domaine des Murmures où elle va vivre en attendant d’avoir l’âge d’épouser le fils de la maison, un simple d’esprit nommé Aymon.
Au Domaine, elle va apprendre à lire et à écrire et devenir une jeune fille. Elle va voir la vie sous un autre jour, va s’attacher à son fiancé et apprendre des choses sur le passé de son père qui la feront changer d’avis à son sujet.
La fin du roman est ambiguë car Blanche et la Vieille âme n’ont pas les mêmes souvenirs.
Le récit est plein de merveilleux : on rencontre un ogre, des petites filles surnaturelles, l’esprit de la rivière Loue, dans l’esprit des récits médiévaux. Le ton est à la fois poétique et cru pour retranscrire la dure vie de l’époque où la mort est toujours présente.
Le style, poétique et particulier, ne doit pas rebuter le lecteur. Si on persévère, on est entraîné par ce mouvement perpétuel qui crée cette atmosphère de fantastique qui est la marque des récits médiévaux.

Voir dans le catalogue de la BML

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