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Le Bon peuple du sang : récits & variations

Brigitte Fontaine

Si Henri Michaux avait visité le Groland, il s’appellerait Brigitte Fontaine.

Nouvelles, micro-récits, fables, poésie en prose, on ne sait pas ce que c’est. On s’en moque. Ce qui est sûr, c’est que c’est du Brigitte Fontaine sans filtre et sans fard.

D’entrée l’auteur annonce la couleur : « Je vais vous entretenir des anciennes communiantes, des musettes, des guinguettes, des robots de ménage qui cassent tout dans les taudis […] dans les petites pièces sales et tristes, et, oui, de la tristesse, du désespoir, de la rage et de la mort qui ne vient pas malgré tout ce qu’on fait pour elle. »
Donc : cruauté à tous les étages. Morts violents et/ou ridicules, zoophilie, alcoolisme, pauvreté, prison, les figures humaines ou presque qui vivent sous la plume de Brigitte Fontaine sont promises aux pires déveines, sans que jamais le ton ne cède au pathos.

Car Brigitte Fontaine est restée cette sale gosse espiègle et anarchiste qui manie humour, folie et négation de toute morale. Petite fille qui, à toute occasion peut se muer en sorcière et se lancer dans un rituel incantatoire. Ou jouer avec les codes narratifs du conte ou de la brève de fait divers. Dans le désordre le plus total, mais Le Bon peuple du sang est de ces livres qu’on peut ouvrir à n’importe quelle page en étant sûr de trouver quelque chose d’excessif, provocateur, incongru et jubilatoire.

Façon de dire au lecteur : folle, moi ? tu as vu ta société ?

Voir dans le catalogue de la BML

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