Marchialy, la petite maison d’édition qui monte

- par Benoît S.

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tokyo vice

Tout est parti d’un livre. Lorsque quatre étudiants bordelais découvrent, il y a quelques années, Tokyo Vice, le récit halluciné de Jake Adelstein, encore non traduit en France,  ils décident de se lancer dans l’aventure et de l’éditer.

Une société est créée avec un capital de 1000 euros pour acheter les droits. Les frais de traduction et de fabrication du livre seront couverts grâce à un financement participatif, via la plateforme KissKissBankBank. Les éditions Marchialy sont nées.

Tokyo Vice, plongée dans les bas-fonds de Tokyo et dans le monde des Yakuzas, est un drôle d’objet littéraire vu de France. Il s’agit autant d’un récit d’apprentissage littéraire que d’une enquête journalistique. En revanche, aux Etats-Unis, cette « littérature du réel » porte un nom, la narrative non-fiction, et est presque devenue un passage obligé pour tout écrivain qui se respecte.

Depuis, Marchialy nous fait découvrir des textes inclassables, qui contribuent à brouiller les repères habituels de la littérature. La jeune maison s’inscrit ainsi dans le sillage d’éditeurs comme Gallmeister, Sonatine, 13e Note et surtout les Editions du Sous-Sol, tous en prise avec cette littérature du réel made in USA.

Citons, parmi ses dernières réussites, les publications de Lisière de Kapka Kassabova, récit intime et historique mais aussi roman d’aventures sur une région peuplée de légendes aux confins de l’Europe centrale ou encore de La révolution, la danse et moi,  d’Alma Guillermorieto sur la révolution cubaine.

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