Cancer colorectal : un mois pour en parler

- temps de lecture approximatif de 5 minutes 5 min - Modifié le 04/07/2016 par Bibliothèque municipale de Lyon

Un point sur le cancer colorectal, 2e cancer le plus meurtrier en France à l'heure actuelle. Quels sont ses spécificités et comment s'organise son dépistage ?

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Deuxième cause de décès par cancer en France, le cancer colorectal, s’il est dépisté tôt peut pourtant être guéri dans plus de 9 cas sur 10. La campagne nationale Mars Bleu nous donne l’occasion de faire le point sur cette pathologie et les moyens de l’éviter.

Qu’est-ce qu’un cancer colorectal ?

Chaque année, en France, le cancer colorectal est à l’origine de plus de 17 000 décès. En 2011, le nombre de nouveaux cas de cancer colorectal a été estimé à 40 500. Ce cancer reste le 2eme cancer le plus meurtrier aujourd’hui en France et le 3eme cancer le plus fréquent.
Le cancer colorectal se développe lentement, sur les parois du côlon et du rectum, le plus souvent à partir de lésion nommées polypes et susceptibles d’évoluer en adénomes. Avec le temps, certains adénomes peuvent grossir et se transformer en cancer.
Le cancer colorectal est rare avant 50 ans mais sa fréquence augmente ensuite rapidement.

- Pour en savoir plus, les ressources utiles de l’Institut national du Cancer :

- A lire dans nos collections :
Cancer digestif

Cancer digestif : côlon-rectum : guide à l’usage des patients et de leur entourage / Aimery de Gramont, Martin Housset, Bernard Nordlinger. 2e éd. Paris : Bash Ed. Médicales, DL 2007.
Un guide rédigé par des experts pour aider le malade et son entourage dans la prise en charge de la maladie. Contient une description des symptômes pré-cliniques, des diagnostics, des traitements (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie) et du suivi de la pathologie dans la vie quotidienne.
Cancer colorectal

Cancer colorectal. 01 / Michel Ducreux. Paris : Médi-Text, 2006.
L’auteur répond de façon précise, documentée et illustrée, aux nombreuses questions concernant le traitement, l’évolution et la prévention du cancer colorectal, l’un des cancers les plus fréquents en France.

Cancer colorectal. 02 / Michel Ducreux. Paris : Médi-Text, 2006
Dans ce second volume, l’auteur répond de aux nombreuses questions concernant le traitement, l’évolution et la prévention du cancer colorectal, l’un des cancers les plus fréquents en France.Le dépistage comment ça marche ?

En grossissant, certains polypes se mettent à saigner. Le test de dépistage consiste à repérer, dans les selles, des traces de sang qui ne seraient pas visibles à l’œil nu….
Si le test de recherche de sang s’avère positif, on pousse plus loin les investigations par une coloscopie.

- Pour aller plus loin :

Le dépistage organisé : un enjeu de santé publique

Affiche dépistage petit format

Meurtrier et fréquent, le cancer colorectal se guérit pourtant dans 9 cas sur 10 lorsqu’il est dépisté à temps.
C’est pourquoi le dépistage organisé du cancer colorectal qui permet de détecter le plus tôt possible ce cancer ou les lésions précancéreuses qui le précèdent fait partie du Plan Cancer.
Depuis 2009, un mois est dédié à une grande campagne d’information sur le dépistage organisé du cancer colorectal : Mars Bleu.
Ce dépistage s’adresse aux hommes et femmes âgées de 50 à 74 ans qui sont invités tous les deux ans à consulter leur médecin traitant, afin de réaliser un test de recherche de sang dans les selles, puis une coloscopie en cas de résultat positif.

- Pour en savoir plus :
L’Etat des lieux du dépistage du cancer colorectal en France sur le site de la Ligue contre le cancer.

Taux de participation au PN DO CCR en 2010-2011

En 2011, le programme national de dépistage du cancer colorectal a recommandé de substituer les tests Hemoccult®° par des tests immunologiques à lecture automatisée, plus sensibles. Ces tests immunologiques semblent améliorer le dépistage des cancers colorectaux par rapport test Hemocult°classiques mais ils doublent le nombre de coloscopies réalisées, augmentant le nombre de coloscopies sans lésion détectée et le nombre de complications liées aux coloscopies. C’est ce rapporte un article de juillet 2012 publié par la revue Prescrire.

Le médecin traitant occupe un rôle central au sein de ce dispositif : Il propose la stratégie adaptée au niveau de risque de chaque personne et remet le test qui se fait à domicile. C’est lui qui explique les modalités de réalisation du test et les conséquences en cas de positivité. Il importe également que le généraliste puisse apporter une information éclairée au patient, comme l’éditorial de février 2012 de la revue Prescrire.

L’état des lieux dans le Rhône et à Lyon

Dans le Rhône, c’est une association loi 1901 l’Ademas69 qui a en charge la mise en œuvre du programme national de dépistage organisé des cancers.
Depuis son lancement dans le département du Rhône en 2008, le dépistage organisé a permis de détecter plus de 2000 polypes et 400 cancers dont 71% sont de bon pronostic.
A Lyon, le taux de participation de la population au dépistage organisé du cancer colorectal est de 26 %, sous la moyenne départementale établie à 29% (la moyenne nationale est à 31.7%), et bien en dessous du taux d’efficience fixé à 50% vers lequel il faudrait tendre pour faire diminuer significativement la mortalité de ce cancer.

Pour ce faire, l’information de la population et la mobilisation des médecins généralistes constituent deux des leviers essentiels.

colon pain by TipsTimes on Flickr

Pour marquer le lancement de la campagne nationale Mars Bleu, L’Ademas 69 en partenariat avec Cap’culture santé et les Ateliers santé Ville de Lyon tiendra un stand d’information sur le dépistage organisé du cancer colorectal à la médiathèque du Bachut le vendredi 1er mars 2013 de 12h à 18h00. La journée sera ponctuée de saynètes humoristiques avec la complicité des comédiens de la compagnie de théâtre « Les pêchers mignons ».

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