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The Blue Nile : « Hats » (1989)

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - par Département Civilisation

Trio originaire de Glasgow emmené par une voix (Paul Buchanan) à l'élégance rare, The Blue Nile à l'aube des années 90 nous livre "Hats", un de ces albums dont on tombe amoureux à la première écoute. Soit un chef d'oeuvre pop dans lequel romantisme moderne et spleen urbain se lovent au coeur de la nuit - bleutée - évidemment.

The Blue Nile - Hats
The Blue Nile - Hats

The Blue Nile fait parti de ces groupes intimes et rares. Rare par leur discographie (4 albums en 20 ans), rare aussi par  leur capacité à traverser les âges et le buisness de l’industrie musicale pour se planter directement dans nos coeurs, tel une flèche de Cupidon, douloureuse à souhait.

Basé sur une esthétique trés « synth-pop » : trame rythmique claire en apesanteur, surmontée de claviers et de guitares cristallines (rendez vous compte comme c’est léger !), Paul Buchanan et ses deux comparses (Robert Bell à la basse et l’ingénieux Paul Joseph Moore aux claviers) fictionnent nos tourments sentimentaux. « Hats »,  2ème album du groupe, après le déjà très remarquable « A Walk Across the Rooftops » (1984), est en effet un film sonore. Une balade nocturne parsemée de reflets de néons sur le bitume mouillé  et de buildings qui décorent notre mélancolie.

Essayez donc d’écouter au casque « Over the hillside » en rentrant chez vous le soir, harassé par la fatigue et / ou la solitude. Un pur bonheur !

Pour autant il ne s’agit point là d’un exercice de lamentation mais plutôt de sublimation. Comme chez Talk Talk (et les sommets que sont Laughing Stock et Spirit of Eden ) ou plus tard Portishead,  ce qui est visé ici, par le biais d’une production et d’une minutie sonore impeccables, c’est la transfiguration de la peine vers quelque chose de plus beau et de réconfortant.

The Blue Nile est un aussi un groupe à la postérité toute relative. Pour autant, on se plaît à croire qu’un autre « lover » torturé, Frank Ocean, amateur de groove blanc et  de cuivres synthétiques, a peut être écouté « From a late night train » ou « Let’s go out tonight » en composant son prodigieux tube « pyramids ».

Voir dans le catalogue

 

A lire également un trés bel article sur The Blue Nile dans le dernier numéro de la revue Audimat.

 

 

 

 

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