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Tod der Dido

L’histoire tragique de la reine Didon, héroïne brave et vertueuse a inspiré de nombreux opéras, de Purcell à Berlioz..

Celui d’Ignaz Holzbauer (1711-1783) n’est sans doute pas le plus connu. Il est pourtant l’œuvre d’un compositeur dont l’inventivité frappa le jeune Mozart, qui jugeait « incroyable ce qu’il y a de feu dans sa musique ». Et d’inventivité, cette Tod der Dido  (1779) n’en manque pas.

L’œuvre fait le pont entre le singspiel allemand, sorte d’opéra comique en langue vernaculaire, et l’opéra réformé de Gluck (contemporain d’Holzbauer), débarrassé des ornements à rallonge et des extravagances baroques.
Livret ramassé et plateau resserré, ici autour de Sandrine Piau, naturellement tragédienne autant que vocaliste, et les autres au diapason. L’ouvrage tresse sans rupture des airs et récitatifs accompagnés avec un sens du drame qui fouette les passions sans en rajouter. Le tout serti dans un orchestre tout en clarté, équilibre et nuances, classique en fait ! Et dans le genre du singspiel, cette Dido nous amène pas très loin du Mozart à venir de la Flûte Enchantée..

Voir dans le catalogue de la BML

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