Un noël sans neige

- Modifié le 27/12/2019 par Entshukdigubg

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 De l’or blanc au désenchantement

Le changement climatique menace l’avenir économique et écologique de la montagne. De plus, le désintérêt grandissant des 15-25 ans pour le ski inquiète toute la communauté des sports d’hiver.

Le développement toujours croissant de l’industrie du ski reste le modèle dominant des stations de ski avec des investissements dans la neige et les pistes artificielles.  L’ exploitation intensive de l’ « or blanc » n’a jamais été aussi loin dans la colonisation des montagnes, notamment dans les Alpes. 2017 : Arc 1600, 434 chambres pour 1096 lits et 800 tonnes d’eau/an. Et combien de projets tout aussi démesurés sont dans les cartons !

Les 15-25 ans, très sensibilisés à la protection de l’environnement ne sont pas enclins à poursuivre la pratique des sport d’hiver. Pour attirer le public jeune, les stations rivalisent de projets (festival techno et de cinéma), sessions de jeux-vidéos, e-sport.

De plus, le délitement de la montagne impressionne les observateurs scientifiques. Il est avéré aujourd’hui que la fonte des glaciers, la fragilisation du pergélisol, le manque de neige pendant les vacances scolaires entrainera la fin du business de l’or blanc d’ici la fin du siècle. Ainsi, cité dans Frustation, la neige artificielle modifie la composition des végétaux, et la présence humaine qui induit pollution lumineuse et sonore, modifie les milieux naturels. A chaque fin de saison, on ramasse 70 tonnes de déchets sur les pistes. Selon l’agence Altitude, après 2050, aucune station de ski française ne serait en capacité d’offrir du ski sans neige de culture.

Pourquoi maintient-on ainsi un modèle économique aussi dévastateur pour l’environnement et dont on sait qu’il ne sera pas pérenne ? Faut-il encore développer ce type de loisir ?

Un million de saisonniers travaillent pour le tourisme d’hiver pour des contrats de 50 à 80 jours. C’est un argument  de poids que les dirigeants utilisent pour développer les stations de ski. Ensuite, le chiffre d’affaire du tourisme en montagne représente 9 milliards d’euros, et la clientèle étrangère représente 30% de ce total. Après les Allemands, les anglais, les russes, les touristes chinois envahissent les stations de ski et voyagent avec des agences low-cost. Les opposants aux stations de ski préfèrent le retour à un certain pastoralisme et au maintien des stations plus respectueuses de l’ environnement tel Bonneval sur Arc  De plus, si les Alpes françaises sont saturées en matière d’ équipement, de nouveaux champs de ski s’ouvrent en Chine ou en Corée du Nord.

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