L’endométriose, parlons-en !

- par Dpt Sciences

Cette semaine, c’est la 15e semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose. Alors que l’Angleterre vient tout juste d’annoncer que cette pathologie chronique serait abordée et enseignée dans les écoles à partir de 2020, la France, elle, est à la traîne : l’endométriose n’est pas encore inscrite dans les programmes scolaires.

On parle pourtant de plus en plus de cette maladie gynécologique fréquente qui touche près d’une femme sur dix. Elle est liée à la migration de cellules de la muqueuse utérine en-dehors de l’utérus. Différents organes peuvent être touchés. Parfois asymptomatique, elle provoque néanmoins le plus souvent de fortes douleurs (notamment pendant les règles), associées ou non à une infertilité. Les chercheurs tentent de mieux saisir les mécanismes de cette maladie, à l’instar de Marina Kvaskoff, épidémiologiste chargée de recherche à l’Inserm, qui a lancé fin octobre 2018, une cohorte spécifique à partir de la communauté de patients pour la recherche sur les maladies chroniques, ComPaRe. Deux semaines après le lancement, plus de 4 000 patientes francophones s’étaient déjà inscrites. Aujourd’hui l’effectif compte 7 000 volontaires, soit le plus nombreux au monde consacré à la recherche sur ce thème. Les participantes peuvent proposer des sujets de recherche et sont représentées dans le comité scientifique, présidé par Marina Kvaskoff. Très active sur Twitter pour sensibiliser l’opinion à cette maladie souvent très difficile à vivre, la scientifique milite par ailleurs contre les inégalités hommes-femmes et adhère à l’association Femmes et sciences, présidée par la physicienne Claudine Hermann.

 

Pour aller plus loin, voici une sélection de documents sur l’endométriose, tous disponibles à la Bibliothèque municipale de Lyon

 

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