Le musée de la romanité, une idée de visite pour bien finir l’été

- par Département Civilisation

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Musée de la romanité © ELIZABETH DE PORTZAMPARC

A la recherche d’un petit supplément d’été, en forme de visite culturelle avant le rush de la rentrée ? Partez à la (re)découverte de Nîmes, la belle endormie, à l’occasion de l’ouverture du musée de la romanité, tout juste inauguré cet été.

Nîmes est célèbre pour son riche passé antique et le remarquable état de conservation de ses monuments romains, en premier lieu ses magnifiques arènes. C’est la découverte, il y a une dizaine d’années lors de fouilles préventives ayant eu lieu dans la ville, d’une domus (maison romaine) et de deux mosaïques, dites d’Achille et de Penthée, qui a impulsé la volonté de construire un musée contemporain afin de conserver et de présenter ces vestiges.

Inauguré le 2 juin dernier, le musée de la romanité à Nîmes est l’œuvre d’Elizabeth de Portzamparc. Situé face aux arènes, traversé par les vestiges du rempart romain de l’écusson que forme la vieille ville romaine de Nîmes, le musée instaure un dialogue architectural avec les arènes. L’architecte, qui a conçu également la muséographie, l’architecture intérieure et le mobilier du musée, a su donner au bâtiment une structure très contemporaine, sobre, légère et épurée, en rupture mais aussi en regard avec l’architecture romaine des arènes, afin de mieux les mettre en valeur. En accès libre, un toit terrasse végétalisé offre une superbe vue à 360° sur les arènes et le cœur de ville ancien de Nîmes, tandis qu’un jardin archéologique méditerranéen expose les plantes et leur histoire, de la période préromaine à notre paysage végétal actuel.

Côté collections, le musée accueille les très riches collections antiques et archéologiques de la ville, qu’une mise en espace novatrice enrichie de nombreux dispositifs multimédia permet de découvrir sous de multiples facettes. Le parcours présente et décrypte la ville romaine et le quotidien des habitants il y a près de 2 000 ans, à l’époque de la construction des arènes. De manière chronologique, il témoigne également du processus de romanisation à l’œuvre au fil des siècles, et décrypte l’influence de la romanité jusqu’à l’époque contemporaine.

La première exposition temporaire, Gladiateurs, héros du colisée, est présentée jusqu’au 24 septembre. Il s’agit d’une exposition itinérante conçue par le musée du Colisée de Rome, qui présente des collections issues des plus grands musées archéologiques italiens, à Rome bien sûr, mais aussi à Naples ou à Pompéï. De quoi poursuivre et nourrir le dialogue avec l’histoire des arènes… Et ravir petits et grands curieux !

 

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