La BD historique : un médium roi

- Modifié le 04/02/2019 par Département Civilisation

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Spirou, l’espoir malgré tout (sorti en 2018)

 

 

A l’occasion du dernier festival international de bande dessinée (qui a rendu son palmarès le 27 janvier), le site cases d’histoire se demande si Angoulême aime la bande dessinée historique ? Question un brin provocatrice, car même si l’Histoire a été moins mise à l’honneur cette année que Batman, les mangas de Rumiko Takahashi ou la somme d’Emil Ferris, les parutions de BD historiques sont toujours aussi colossales (le site cases d’histoire, toujours lui, en dénombre pas loin de 500).

On peut revenir entres autres sur quelques belles réussites comme les  Chroniques du Léopard et Heimat, loin de mon pays ou Servir le peuple (d’ailleurs tous trois présents dans la sélection officielle) mais aussi sur Le voyage de Marcel Grob (sur l’itinéraire d’un alsacien embarqué dans la waffen-SS), Florida ou Terra Doloris, ces deux derniers albums renvoyant à un thème privilégié du genre, à savoir l’histoire de la colonisation..et ses méfaits.

La BD historique se porte donc bien et connait un vif succès auprès d’un très large public (enfant, adolescent ou adulte, amateur du 9 eme art ou néophyte).

 

La psychologue Béatrice Copper-Royer, dans un article paru dans Le Monde le 9 janvier 2019, revient sur la puissance mnésique de la  BD permettant d’appréhender des images dessinées qui se fixent mieux dans notre cerveau que les images animées de nos écrans :

Même si l’on ne sait pas lire, on peut se plonger dans une bande dessinée. Dans cette démarche immersive, les tout jeunes imaginent le texte en fonction des images. Puis vont de l’une à l’autre, dans un aller-retour enrichissant à la fois leur capacité à saisir le dessin, les sensations qu’il véhicule, et le vocabulaire auquel il se réfère. En cela, l’effet de contenus « sérieux » comme des faits historiques est particulièrement probant…contrairement à Internet ou à la télévision, les images ne sont pas volatiles et peuvent être consultées à l’envie, comme on revient sur ses pas dans une promenade.

et de préciser encore :

la BD instille une habitude progressive mais solide de la lecture, une ouverture à la culture.

 

Tout un programme donc (éducatif et culturel) et de belles perspectives pour les auteurs de bandes dessinées historiques !

 

 

Pour aller plus loin :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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