Irving Penn à Paris.

- Modifié le 10/10/2017 par R.V.

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Irving Penn, éd. RMN-Grand Palais, 2017

Du 21 septembre 2017 au 29 janvier 2018, le Grand Palais accueille une exposition Irving Penn, immense photographe, première rétrospective en Europe depuis 2009.

Irving Penn est connu en tant que photographe de mode, recruté en 1943 par Alexander Liberman pour Vogue américain. Mais parallèlement à son travail de commande, il réalise des séries personnelles d’une suprême élégance qui l’engagent en tant qu’artiste, apportant sa propre réponse à la beauté et à fragilité de la vie : portraits de célébrités du monde de l’art, de petits métiers en voie de disparition, d’ethnies menacées d’acculturation, nus dénués d’académisme ou d’érotisme, natures mortes de déchets,  mégots de cigarette, fleurs fanées, autant de vanités.

238 tirages originaux sont exposés – Irving Penn tiraient lui-même ses négatifs, employant souvent les procédés artisanaux du platine-palladium et du dye-transfer – ainsi que certains de ses instruments de travail, dont son Rolleiflex et son mythique rideau de fond, dans une scénographie épurée, une succession linéaire d’espaces aux murs gris foncé mat, laissant les œuvres respirer sans interférence et invitant le spectateur à la contemplation.

Plusieurs ensembles de photographies – « Portraits existentiels », « Cuzco », « Petits métiers », « Les Cigarettes », « Le monde dans un studio » et « Les nus, 1949-1950 » – sont absolument somptueux. À ne manquer sous aucun prétexte.

Pour aller plus loin

Le dossier pédagogique du Grand Palais.

Le site officiel de la fondation Irving Penn.

Dans les collections de la bibliothèque municipale de Lyon

Irving Penn : le centenaire.

Catalogue officiel de l’exposition au Grand Palais. Le grand format et la très bonne qualité d’impression permettent d’appréhender au mieux les séries présentées à l’exposition.

En passant : mémoires de travail.

Conçu par Irving Penn lui-même, cet ouvrage propose un parcours chronologique, année par année, de 1938 à 1991, de l’ensemble de son œuvre, accompagné des propres commentaires de l’artiste, ainsi que d’une préface d’Alexander Liberman. 468 reproductions dont 71 en couleurs, avec une bonne qualité d’impression.

Le bain : Dancers’ Workshop of San Francisco.

Portfolio de 14 photos de couples de danseurs du Workshop de San Francisco exécutées en 1967 : 4 photos comportant 3 couples, puis 3 photos avec 2 couples, et enfin 7 photos avec 1 couple. Les danseurs sont nus, enlacés dans des positions arrêtées. Le traitement plastique des corps sculpturaux évoque  celui de Cézanne pour ses Baigneuses. La qualité d’impression offre un bon rendu des épreuves originales virées au sélénium. Préface d’Edmonde Charles-Roux.

Natures mortes.

Un ouvrage qui rassemble 97 natures mortes, dont 46 en couleurs, de 1938 à 2000. Là aussi Irving Penn a supervisé la réalisation de ce livre, du choix des photos à la qualité d’impression, afin de rendre au mieux les couleurs et les valeurs des tirages. Préface de John Szarkowski, précédée d’un petit texte de l’artiste introduisant à sa conception de la nature morte.

Un an dans la photographie d’Irving Penn, par Anne Bertrand, dans Trafic, n° 55, automne 2005, p. 38-48.

Un article qui examine avec beaucoup de discernement le moment originel, en 1948-1949, où s’établissent les caractéristiques fondamentales de l’oeuvre de Penn, dans trois séries : Portraits in a Corner, Christmas in Cuzco et  Nus.

 

 

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