Giono, passé simple

- par Boxer

Un jour que vous marchiez sous un soleil clément, vous tombâtes sur une stèle en marbre qui disait à peu près ceci : « dans cette maison le 30 mars 1895 est né Jean Giono hommes de lettres. Par la magie de ses créations romanesques, il honora sa ville natale où il a toujours vécu et où il est mort le 9 octobre 1970 ».

Vous fûtes ravis de cette découverte.

Plus tard, vous découvrîtes un essai au titre énigmatique : Giono, furioso. Vous le parcourûtes et lui trouvâtes quelques beaux atours. Où il y était question de l’homme, de l’écrivain, du poète.

Plus tard encore, vous levâtes un lièvre (de garrigue, cela va de soi) et vous en fûtes ragaillardis pour la journée. Vous apprîtes en effet qu’un dénommé Marcel Pagnol avait porté à l’écran certaines des oeuvres du grantécrivain : ainsi Angèle, ainsi Regain.

Il était maintenant grand temps de relire Giono.

J’ai commencé à écrire et tout de suite j’ai écrit pour la vie, j’ai écrit la vie, j’ai voulu saouler tout le monde de vie. J’aurais voulu pouvoir faire bouillonner la vie comme un torrent et la faire se ruer sur tous ces hommes secs et désespérés, les frapper avec des vagues de vie froides et vertes, leur faire monter le sang à fleur de peau, les assommer de fraîcheur, de santé et de joie, les déraciner de l’assise de leurs pieds à souliers et les emporter dans le torrent. (Refus d’obéissance)

 

 

 

 

 

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