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Les voleurs d’innocence

Sarai Walker

"Tu sais que quand notre mère est née, sa mère à elle est morte ? [...] Elle porte l'horreur du passé en elle. Elle est le produit de son passé et même si je déteste y penser, nous aussi."

Bellflower Village, Connecticut, années 50. Dans une bâtisse victorienne aux allures de gâteau de mariage vivent les Chapel, une famille riche dont la fortune toute entière s’est faite sur la vente d’armes à feu.

Les Chapel ont six filles qui toutes portent des noms de fleurs : Aster, Rosalind, Calla, Daphne, Iris et Hazel. Des fleurs qui selon leur propre mère sont maudites et seront cueillies par la mort dès qu’elles deviendront femmes. Dès lors, Belinda, leur mère, une femme à l’esprit dévasté, se transmue en oiseau de mauvais augure, criant au désastre imminent à chaque fois qu’une de ses filles s’engage sur la voie du mariage. On la dit folle, et pourtant le sort lui donne raison. Ses filles disparaissent une à une au moment où elles quittent le cocon familial. Bientôt il ne reste plus qu’Iris…

Filles et petites-filles de marchands de mort, les filles Chapel serait-elles donc condamnées à expier pour les milliers de morts dont leurs aïeux sont responsables ? À moins que cette destinée funeste ne soit tout simplement liée à leur sexe ?

Avec Les voleurs d’innocence, Sarai Walker nous offre un superbe conte gothique sur la résilience féminine, les injonctions sociales faites aux femmes et le poids de l’histoire familiale. Une merveille !

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