Les testaments
Margaret Atwood
lu, vu, entendu par mj - le 09/06/2026
Trente-quatre ans après la parution de La servante écarlate, chef d’œuvre culte de Margaret Atwood et du canon de la littérature canadienne, cette dernière nous offre enfin une suite.
Mais, « suite » à proprement parler est un grand mot ; en effet, ce volume ne marque pas le retour de Defred, mais nous introduit à de tout nouveaux personnages, cette fois-ci non pas des Servantes, mais les filles des Haut Commandants de Galaad, que l’on prépare dans l’optique de se marier… Seule la terrible Tante Lydia apparait à nouveau, avec des chapitres qui lui donne la parole, nous laissant ainsi entrevoir ses pensées, aspirations, et ainsi que ses souvenirs de l’institution du régime et de la façon dont elle s’est retrouvée à occuper sa position actuelle.
En plus de Tante Lydia, nous avons le point de vue de deux jeunes filles que tout oppose : Agnès Jemima McKenzie, fille d’un Commandant, et Daisy, qui a grandi au Canada. La narration alterne entre ces trois points de vue, et nous offre trois histoires différentes qui finissent cependant par s’unir.
Le côté très poétique de la narration de Defred dans La servante écarlate est moins présent ici, si ce n’est absent. En effet, les passages avec le point de vue des jeunes filles, et le ton général du roman s’apparentent plus à ce que l’on trouve dans la littérature young adult. Cependant, je trouve le pari réussi : l’histoire est intéressante et captivante, et on sent le côté deuxième volet, qui reste dans la tradition plus large de l’autrice de vouloir faire passer des messages politiques dans ses œuvres, nous offrant ainsi une suite, non pas de l’histoire de Defred à proprement parler, mais du régime de Galaad lui-même. De plus, le côté young adult selon moi colle bien avec le contexte du roman, puisque la majorité de l’œuvre est du point de vue des jeunes filles, qui ont toutes deux une attitude plus rebelles et actives que Defred dans La servante écarlate. Le roman peut également presque être lu en stand alone.
Coup de cœur de Maïssa, stagiaire au département Langues et Littératures
Voir dans le catalogue de la BML
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