À redécouvrir

McLusky : « Do Dallas » (2002)

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - Modifié le 10/12/2016 par Département Musique

Voici un groupe qui devrait être régulièrement en sortie sur les platines des amoureux/amoureuses du rock alternatif. Enfin, pour ceux qui ne sont pas effrayés par quelques touches noise savamment saupoudrées sur un punk rock tout à fait stimulant. Pour vous convaincre voici quelques arguments.

Premier gage de qualité : cet album a été enregistré par Steve Albini à Chicago. Qui dit ça promet un disque de rock où l’on entend distinctement tout ce qu’il se passe, quel que soit le niveau de distorsion des instruments, et où l’énergie promet de faire partie de l’enregistrement. Il a d’ailleurs enregistré les groupes qui sont les principales influences auxquelles on pense lorsque l’on écoute cet album de McLusky : les Pixies, Fugazi et Big Black.

Deuxième gage de qualité : le label qui a produit le disque. Too Pure a édité de sacré bons disques dans les années 90/00 : le « Dry » de PJ Harvey, plusieurs Stereolab, Electrelane, Scout Niblett, Laika

Dernier gage de qualité : 36 minutes, c’est la parfaite durée de l’album. Ni trop ni pas assez, c’est une durée idéale pour s’approprier leur musique sans se lasser (avec une piste cachée en fin de disque tout de même).

A la formation du groupe en 1996 le premier nom était en toute modestie… Best. Et ils le valaient bien. Pas en terme de technicité, non au final ils ne proposent rien de transcendant, ils ne renouvèlent pas le genre non plus mais ce qui est exceptionnel, c’est la simplicité, l’expressivité et l’énergie brute qui rend ce disque indémodable. Parce que ça n’est peut-être plus si simple que ça, de faire de la musique simplement.

Depuis la fin des années 90, peu de groupes au final se risque encore à faire des disques guitare-basse-batterie qui se suffisent à eux-mêmes, sans arrangements ni fioritures, sans avoir à combler un vide laissé par des textes pauvres ou des mélodies mollassonnes et sans trop se prendre au sérieux (le nom de l’album fait référence à un film pornographique des années 70…)

Le projet aura duré un peu moins de 10 ans, 3 albums enregistrés, celui-ci est le deuxième, le troisième figera cette caractéristique qui est leur et qui commence à se manifester déjà dans ce disque-là : une alternance primitive d’explosions et de petites douceurs sur fond de riffs entêtants, parfois abrutissant de répétition, le tout soutenant des paroles surréalistes à l’humour sournois. Nous terminerons donc cet article sur une citation du philosophe Andy Falco, chanteur de ce défunt groupe « Eat what you are while you’re falling apart and it opened a can of worms ».

 

 

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