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Verve : le son de l’Amerique

Richard Havers

Le jazz a connu quelques grands innovateurs comme Parker, Miles, Armstrong… Mais dans les coulisses un de ceux qui révolutionna le genre fut Norman Granz.

Ainsi plus que l’histoire d’un label musical, c’est celle d’un homme qui est célébrée dans cet ouvrage. En effet Norman Granz, le fondateur de Verve fut un des personnages les plus singuliers du jazz, il débuta en tant qu’organisateur des fameuses tournées Jazz at the Philharmonic, qui initiait des rencontres entre les musiciens. Ces tournées sortirent le jazz des clubs enfumés pour l’amener dans les salles de concerts plus classiques à travers les Etats-Unis. En pleine ségrégation ces tournées mélangeaient musiciens noirs et blancs, ce qui posait des problèmes de logistique importants. Pour régler ces difficultés Granz contractualisa chaque démarche, n’hésitant pas à porter plainte jusqu’au procès pour obtenir satisfaction, permettant par exemple à des jazzmen noirs de loger dans des hôtels de luxe. Ensuite Granz créa plusieurs labels pour distribuer ces enregistrements, puis il centralisa ceux-ci sur une marque unique : Verve. C’est la création et l’histoire de cette entreprise musicale qui sont narrés dans le livre et l’ouvrage s’arrête sur certains de ses plus célèbres sessions et musiciens. Car les plus grands jazzmen signèrent un contrat chez Verve, et de Louis à Ella, d’Hancock à Parker, de Getz à Monk chacun réalisa un album pour le label qui se définissait comme : The Sound of America.

Voir dans le catalogue de la BML

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