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La vengeance m’appartient

Marie Ndiaye

Quand Me Susane croit reconnaître l'homme qui entre dans son bureau pour l'engager pour défendre sa femme infanticide, toute sa vie bascule.

Dès la première scène, un homme, Gilles Principaux, entre dans le cabinet de Me Susane pour lui demander de devenir l’avocate de son épouse, Marilyne, qui a tué leurs trois enfants. L’avocate est alors convaincue de reconnaître en Principaux le jeune homme qui, trente ans plus tôt, lors d’un après-midi enchanteur, a bouleversé sa vie. Mais lui ne semble pas se souvenir de ce passé commun. Et c’est le début d’une succession d’énigmes qui s’enchaînent, dans la vie de Me Susane. L’avocate essaye de tout faire dans sa vie pour faire les choses bien, répondre à une éthique intérieure stricte et implacable. Un grand sens de l’altruisme, qui va se retrouver heurté, mis à l’épreuve quand elle se retrouve à prendre la défense de quelqu’un envers qui elle a une profonde aversion.

Tous les sujets abordés le sont avec une grande profondeur, une précision bouleversante dans l’analyse.

Un roman qui nous murmure aussi que la sociologie et la psychologie, quoique nécessaires pour comprendre ce qui fait agir un être, sont insuffisantes. Le mystère de tout acte. C’est ce que s’attache non pas à résoudre mais à décrire le mieux possible cette immense autrice.

Voir dans le catalogue de la BML

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