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La grande folie

SAN SALVADOR

Aimez-vous prendre des claques ?... Musicales, bien sûr !! Si oui, ce disque est fait pour vous !! Comment marquer les esprits au fer rouge dés le premier album ? Visiblement, San Salvador connaît la recette !!

On ne va pas se mentir, en règle générale, pour faire carrière dans la musique, mieux vaut être né dans (ou près d’) une grande agglomération… Mais à toute règle il y a des exceptions. Et celle, illustrée par les débuts prometteurs du groupe San Salvador fait beaucoup de bien. On peut, peut-être, voir là une conséquence positive de la propagation massive de la culture via internet et les réseaux sociaux. Mais peu importe !

Comme vous l’avez compris, les origines du sextet vocal sont enracinées dans un joli coin de campagne, du côté de la Corrèze. A Saint Salvadour plus exactement, commune rurale d’environ 300 âmes où ont grandi tous les membres du groupes. Très jeunes, ils ont baigné dans la musique grâce notamment au musicien et ethnomusicologue Olivier Durif (également papa de deux membres du groupe) dont les travaux ont permis le collectage de nombreux chants traditionnels du Massif Central (voir site du CRMTL).

Très attaché(e)s à leur “petit coin de paradis”, les membres de San Salvador n’en sont pas moins ouverts sur le monde et leur disque reflète parfaitement cette ouverture d’esprit. En effet, d’apparence trad’, les huit titres de l’album sont en fait un savant mélange d’ancien et de modernité : ancien car les paroles sont pour la plupart issues de chants traditionnels occitans et modernité car la polyphonie n’est pas une tradition du Limousin et que les orchestrations sont entièrement des compositions du groupe.

Le tout est d’une redoutable efficacité !! Ça donne envie de taper des mains, danser et pourquoi pas de chanter si le cœur vous en dit !!

“Fai sautar”

 

“Quau te mena”

 

Plaisanterie mise à part, pas question pour les six chanteuses et chanteurs (3 partout, ils respectent même la parité) de se prendre au sérieux car comme le dit Gabriel Durif :

“On s’attache à être dans une fidélité à l’idée du chant des musiques populaires que l’on veut interpréter. Ce n’est pas un travail de technicité sur la voix. Nous n’avons appris à chanter nulle part. On chante comme ça vient, comme ça se présente à nous, les uns et les autres ¹…”, “pas forcément pour faire vibrer une harmonie. Si ça frotte, si cela sonne à moitié pas bien, ça ne nous déplaît pas non plus. Nous ne cherchons pas le bel accord ²…”.

Autre élément essentiel pour le groupe, la sincérité. Gabriel Durif encore :

“Ce qu’on a appris, c’est que dans la musique qu’on découvrait, les sources de collectage des musiques populaires qu’on écoutait, on entendait que les gens ne trichaient pas. Ils ne trichaient pas avec ce qu’ils avaient à dire, à nommer. On n’est pas des chanteurs, des chanteuses, géniaux, mais on essaye de ne pas se mentir, et de ne pas mentir avec ce qu’on a à dire ¹”.

Les chansons de San Salvador sont un pont entre les époques, les styles musicaux, les générations… Et même les continents !! Ils se sont notamment produits aux États-Unis après un passage remarqué aux Trans Musicales de Rennes en décembre 2019.

 

Pour en savoir plus et voir si vous aurez la chance d’assister à un concert du groupe près de chez vous :

Site internet du groupe

Page Facebook de San Salvador

 

Sources : 1 – extraits de l’interview publiée par Annie Yanbekian pour France Info le 22 janvier 2021 / 2 – extrait de l’article de Patrick Labesse dans le journal Le Monde du 25 janvier 2021.

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Voir dans le catalogue de la BML

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