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Histoire du fils

Une vie à flairer l'absence du père

Marie-hélène Lafon

Douze tableaux pour raconter l'histoire d'un fils de 1908 à 2008, privé de lignée paternelle qui va construire sa vie avec l'absence. Une fresque familiale et picturale entre Chanterelle, Aurillac, Figeac et Paris, en forme de puzzle. Marie-Hélène Lafon y raconte les silences, les lourdes absences et d’insupportables tragédies. Pourtant on ne retient pas la souffrance mais l'énergie de vivre. Une écriture limpide, élégante et optimiste.

 

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Tout d’abord, le manque est du côté du père inconnu.  Celui-ci perd son jumeau dans le premier chapitre, à l’âge de 5 ans. Avocat à Paris, il est né à Chanterelle, a étudié à Aurillac. Les parents d’André se sont rencontrés au lycée. Paul Lachalme était un bel adolescent fiévreux, Gabrielle Léoty, une infirmière plus âgée, croqueuse d’hommes. Elle l’a suivi à Paris où elle est devenue secrétaire. Alors qu’il a trois semaines, à Figeac, Gabrielle confie André à sa sœur Hélène entourée de Léon et de ses trois filles.

Si le malheur entre dans la maison, on ne s’apitoie pas, on continue avec vigueur et ténacité.

Ainsi, pour repousser les absences les manques, André « avait choisi la lumière le chaud le jour la joie »parce qu’il est élevé en prince dans cette maison du bonheur.

 Cependant, il a une mère à double fond, mystérieuse, lointaine et éprise de liberté qui revient le voir pour les vacances. Elle a le parfum des arrivées et des départs, à la fois douce et âcre. Gabrielle est élégante, sèche et secrète. Tout l’oppose à sa sœur Hélène avec qui elle entretient une correspondance régulière. L’amour filiale persiste.

Selon Marie-Hélène Lafon nos vies sont faites de silences, c’est ce qui l’a conduit à écrire. Elle donne une présence aux absents, aux morts, aux servantes, aux amants qui laissent sans le savoir une empreinte dans la vie des autres.

Dans ce roman, la terre c’est d’abord l’odeur : le cantal, un pays perché et enclavé où les hivers commencent le 15 août. Marie-Hélène Lafon brode les sensations charnelles. Les cousines ont beaucoup de tendresse pour André bien plus jeune. « Il aime le nid de leur bras et le chaud de leurs seins…elles le serrent, il les sent et c’est le paradis ».

Ensuite, André apprend l’existence de son père, lorsqu’il se marie avec Juliette, une femme joyeuse. Dès lors il va flairer ses traces sans jamais le rencontrer. Son fils Antoine poursuivra cette quête.

Enfin, à l’été 2012, l’auteur témoin est de cette histoire. Aussi, elle laisse une trace à travers ce roman dans une écriture fluide, simple et précise.

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