Un ventre de Paris

- Boxer

Imaginons un peu notre ami Balzac en 2021, derrière son bureau.

Amassant des dizaines de feuilles d’écriture. Dix huit heures de travail quotidien tout de même.

Pendant l’écriture, c’est la diète. A peine quelques fruits. Du vin ? Que nenni. Un modèle de sobriété. Le café lui tient lieu de breuvage.

En revanche, lorsque Balzac met un point final à son dernier ouvrage, les festivités gastronomiques peuvent commencer.

Rivé sur son application, il choisit son click and collect préféré : « une centaine d’huîtres en hors-d’œuvre, arrosées par quatre bouteilles de vin blanc, douze côtelettes de pré-salé au naturel, un caneton aux navets, une paire de perdreaux rôtis, une sole normande, sans compter les fantaisies telles qu’entremets, fruits, une douzaine de poires de doyenné ».

Et puis après avoir bien digéré, il se remet à la tache. Son Oeuvre. Elle est colossale.

Balzac meurt à 51 ans. Endetté.

Grâce à lui , nos couvre-feux sont moins austères.

La Comédie humaine n’aura jamais aussi bien porté son nom.

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3 thoughts on “Un ventre de Paris”

  1. ben dit :

    la comédie humaine & le dpt lit : chapeau Boxer !

  2. ben dit :

    En fait, nous y retrouvons toute la comédie humaine en peu de mots dans votre dpt ; chapeau bas Boxer !!

  3. le fonctionnaire inconnu dit :

    Et après avoir fini d’écrire sa brève, on mange quoi ?

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