Napoléon partout

- Guillaume

Napoléon Bonaparte fait partie de ces quelques figures historiques qui, comme de Gaulle, ne sont jamais boudées par le monde de l’édition. Encore moins en cette année de commémoration des 200 ans de sa mort sur l’île de Sainte Hélène, le 5 mai 1821. Depuis janvier dernier, une soixantaine d’ouvrages, dont une partie de rééditions, ont été publiés sur cette incontournable figure du récit national.

Les douze morts de Napoléon, Napoléon face à la mort, Napoléon : les derniers témoins racontent… La production fait la part belle aux ultimes jours de Bonaparte, mais on trouve aussi des textes plus décalés – et plus ou moins réussis. Comme cet improbable Napoléon : Punk, dépressif, héros ou Napoléon à la plage : un stratège dans un transat.

En dépit de ces approches étonnantes, le journaliste Philippe Escande rappelle, dans un article du Monde combien la façon d’écrire l’histoire de cette période reste encore très traditionnelle, événementielle et biographique : « L’homme Napoléon occupe tout le terrain, au détriment de la recherche historique » constate l’historienne Nathalie Petiteau.

Il existe bien sûr des travaux qui renouvellent l’approche sur cet inoxydable « grand personnage », comme :

  • L’armée indigène: la défaite de Napoléon en Haïti de Jean-Pierre Le Glaunec. Cette réédition chez Lux raconte la lourde défaite méconnue du stratège impérial à Vertières au nord de l’île caribéenne et questionne l’invisibilité de cet événement dans l’historiographie.
  • Les faux Napoléon, de Nathalie Petiteau. Une étude originale qui analyse l’apparition d’usurpateurs se faisant passer pour l’empereur décédé et étudie ce que ce phénomène dit de la représentation de ce dernier dans la population.

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