Deux écrivains et un aqueduc

- par FLO L

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Aqueduc Chaponost. Fonds René Lanaud (1921-2007). Bibliothèque municipale de Lyon P0793 020 00803

On peut encore de nos jours, dans les environs de Lyon, visiter les vestiges des aqueducs romains, en particulier celui nommé du Gier qui traverse le département du Rhône. Nous qui avons l’habitude et la facilité de faire couler l’eau du robinet restons pétris d’admiration face à ces constructions qui conduisaient par monts et par vaux avec tant d’ingéniosité le si précieux liquide.

Les écrivains du XIXe siècle séjournant à Lyon ne manquaient d’ailleurs pas de se rendre aux pieds de ces piliers de pierres, invincibles ou fragiles, toujours debout ou déjà à terre.

Mérimée alors coiffé de sa casquette d’inspecteur général des Monuments historiques souligne bien la merveille de l’ouvrage dans ses Notes d’un voyage dans le Midi de la France :

[…] toutes les difficultés que pouvait présenter la nature semblent avoir été réunies aux abords de la ville, comme pour montrer que le génie des Romains pouvait triompher de tous les obstacles.

Stendhal dans ses Mémoires d’un touriste fut touché également par la performance technique romaine. Il donne des détails savoureux pour un habitant de la région :

Le torrent de l’Yzeron a renversé une pile, mais elle est tombée tout d’une pièce et ne s’est point brisée ; on voit près de là huit arcades.

Voici donc une bonne idée de promenade de proximité ; ne manquez pas avant de partir de consulter Mémoire d’eau. L’ouvrage est précis, technique et historique, illustré par les très belles photographies de Philippe Schuller qui restituent tout à la fois la poésie et la grandeur des sites.

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