Confinement et violences conjugales

- par Karine

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Fin mars, Christophe Castaner et Marlène Chiappa dévoilaient des chiffres qui indiqueraient que les violences conjugales sont en hausse en cette période de confinement. Ainsi, ils annoncent « qu’il y a +32% de signalements de violences conjugales en zone gendarmerie en une semaine et +36% dans la zone de la préfecture de police de Paris en une semaine également »

Cette augmentation inquiète les associations d’aide aux victimes qui estiment que l’enfermement aggrave les tensions et la violence envers les femmes et les enfants déjà victimes en temps normal. D’autres pays confinés connaissent ce phénomène, à commencer par la Chine où les demandes de divorces se multiplient. En Australie « le Premier ministre Scott Morrison affirme ainsi que sur internet, les requêtes liées à des situations de violences au sein du foyer ont augmenté de 75% depuis les premières mesures prises par le gouvernement. » En Argentine, au moins six femmes et petites filles ont été tuées depuis le début du confinement.

En France, Marlène Schiappa a lancé un plan pour protéger les femmes victimes de violences conjugales. Les dispositifs de signalement sont nombreux : les numéros 3939 et 119 restent actifs, le numéro 114 permet un signalement d’urgence par sms, les pharmacies deviennent des points d’alerte.  Le gouvernement propose également une plateforme pour signaler les violences.

Pour alerter, accompagner les victimes et soutenir les associations d’aide aux victimes, les initiatives se multiplient. Les artistes se mobilisent aux Etats-Unis et en France en participant à une campagne de lutte contre les violences faites aux femmes ou en réalisant un clip. L’association féministe L’Assemblée des femmes met à disposition un guide d’accompagnement. L’éditeur Alma propose le téléchargement gratuit du Guide juridique de femmes victimes de violences. Les avocats du Barreau de Paris proposent un numéro gratuit et un formulaire en ligne pour demander gratuitement les conseils d’un avocat bénévole. Dans l’agglomération lyonnaise, des associations proposent des accueils téléphoniques pour les victimes.

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