Solastalgie

La dépression verte

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - par Sabine Cap'Culture Santé

Devant des alertes de plus en plus pressantes sur l'état de notre planète, certaines personnes développent des angoisses très profondes qui peuvent mener à de graves dépressions, on parle alors de solastalgie. Mais d'où vient ce terme ?

pollution
pollution

Solastalgie vient du terme anglais « solace » qui signifie « réconfort » et d’ « algie » qui signifie « douleur ». La solastalgie fait référence à la souffrance psychique qu’un individu peut ressentir face à la destruction lente mais chronique des éléments familiers de son environnement. On parle aussi d’éco-anxiété ou d’angoisse climatique.

Face à des températures en hausse, aux insectes et animaux qui disparaissent, aux glaciers qui fondent, aux pollutions omniprésentes dans l’air ou dans l’eau, notre planète va mal. Si ces informations ont le mérite de tirer la sonnette d’alarme, certaines personnes vont au delà de l’inquiétude pour tomber dans une grave dépression. Comme la célèbre Greta Thunberg, qui a sombré plusieurs mois après avoir regardé des documentaires sur les ours polaires et la fonte des glaces. On peut aussi citer en exemple les nombreux lecteurs du dernier livre de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer, qui aborde la fin de notre civilisation telle que nous la connaissons.  Leurs témoignages sur le site du Monde évoquent un « abattement complet », une « sidération » et un « coup de massue ».

En 2018, 85 %  des Français sont inquiets face au réchauffement climatique. Chez les 18-24 ans, ce taux culmine à 93 %.

« Cette angoisse a toujours existé dans le militantisme écologique, mais elle s’est récemment aggravée sous l’effet d’une réduction des horizons temporels. Le dérèglement climatique ne va plus ­affecter les générations futures mais celles d’aujourd’hui, analyse Luc Semal, maître de conférences en sciences politiques au Muséum national d’histoire naturelle. Ce sujet est tellement écrasant, d’un point de vue émotionnel, qu’il peut phagocyter la vie personnelle. »

A quoi ressemblera le monde en 2050 ? Vais-je survivre ? Quel avenir pour mes enfants ? Mes études, mon travail ont-ils encore du sens ? Autant de questions qui taraudent un nombre croissant d’individus.

A lire :

Partager cet article

Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *