Papillomavirus

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - par Cécile CXR

La famille des papillomavirus humains (HPV) comporte de très nombreux types qui sont à l’origine de différentes maladies. Certaines totalement bénignes, d’autres beaucoup plus graves…

Papillomavirus© Institut Pasteur/Gérard Orth et Odile Croissant
Papillomavirus© Institut Pasteur/Gérard Orth et Odile Croissant Papillomavirus. Ils causent la prolifération d'épithélium conduisant à des néoplasies en général bénignes (verrues), et parfois malignes (cancer du col de l'utérus). Image colorisée.

Une centaine de papillomavirus connus, des conséquences variables sur la santé

Parmi la centaine de papillomavirus (HPV = Human PapillomaVirus) connus, certains entraînent des lésions bénignes :

  • de la peau (les verrues),
  • des muqueuses des régions génitale et anale (les condylomes) ou extragénitales (les papillomes de la bouche)
  • ou encore de l’appareil respiratoire (la papillomatose respiratoire récidivante).

D’autres types sont responsables d’infections sexuellement transmissibles et de cancers, principalement celui du col de l’utérus. Ce sont des papillomavirus dits à haut risque oncogène. Les plus courants sont les HPV 16 et 18.
Outre le cancer du col de l’utérus , ils peuvent également causer des cancers du vagin, de la vulve, du canal anal et certains cancers de la sphère ORL.

Papillomavirus et IST

Le papillomavirus est responsable de l’infection sexuellement transmissibles (IST) d’origine virale la plus fréquente. La majorité des hommes et des femmes sexuellement actifs rencontrent au moins une fois un papillomavirus au cours de leur vie…

Papillomavirus et cancer du col de l’utérus

En France, les génotypes HPV 16 et 18 sont impliqués dans environ 70% des cancers du col de l’utérus.

Infographie sur les cancers du col de l'utérus

Données sur le cancer du col de l’utérus. cop. Santé publique France

2 axes de prévention du cancer du col : vaccination  et dépistage

La vaccination contre le HPV est recommandée en France pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans avec rattrapage pour les jeunes filles de 15 à 19 ans révolus qui ne seraient pas encore vaccinées. En 2016, la couverture vaccinale est encore très faible : moins de 20 % des jeunes filles sont vaccinées.
D’autres pays ont fait le choix de vacciner tous les adolescents : filles et garçons.

Vaccination / Pixabay

Le dépistage par frottis cervico-utérin est recommandé tous les trois ans chez toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans : 17 millions de femmes sont concernées.

Pourtant, 40 % des femmes n’ont pas réalisé de frottis cervico-utérin dans les 3 ans. C’est pourquoi la mise en place d’un programme national de dépistage organisé du dépistage du cancer du col est une priorité du plan cancer 2014-2019. Ce programme pourrait bien être mis en place dès cette année 2018.

Du 22 au 28 janvier 2018 se tiendra la 12e  semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus

Sources de l’article :

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