Le tako tsubo, un mal du XXIème siècle…

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - par scorroyer

Quand le mal-être au travail ressemble à une crise cardiaque....

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Le tako tsubo est un nom japonais, qui signifie « piège à poulpe » et caractérise ce que l’on appelle un « chagrin de travail » en français. Ce syndrome a été découvert en 1990 par le docteur Hikaru Sato au Japon.

Quelles en sont les causes, comment le prévenir, quelles sont les personnes les plus susceptibles de développer ce syndrome ? Voici quelques questions parmi celles auxquelles nous allons tenter de répondre aujourd’hui.

Ce problème cardiaque peut intervenir après un moment de stress important. Il peut être soit physique, soit psychologique, soit lié à un moment de bonheur intense ou de grande tristesse.

Dans le secteur professionnel, avec l’individualisation du travail, la pression personnelle augmente, et le syndrome de Takotsubo est de plus en plus fréquent, avec 1 cas pour 36 000 adultes.

Ce stress provoque une décharge rapide de catécholamines, des neurotransmetteurs comme la dopamine ou l’adrénaline par exemple. Cette décharge entraîne le fait que la pointe du cœur ne se contracte plus.

Les symptômes de cette maladie sont relativement similaires à ceux d’un infarctus du myocarde, tels que les douleurs thoraciques, des difficultés à respirer, une ballonisation apicale du ventricule gauche comme ci-dessous.

Description de cette image, également commentée ci-après

Schémas du ventricule gauche, l’un atteint de cardiopathie tako-tsubo (A) et l’autre pas (B).

Les personnes les plus fréquemment sujettes à ce phénomène sont les femmes de plus de 50 ans.

D’autres éléments ont également été repérés chez différents patients victimes de ce mal :

  • la chute du taux sanguin d’estradiol à la ménopause
  • une prédisposition génétique, si des cas ont été repérés précédemment dans l’entourage familial
  • des antécédents de maladie psychiatrique : dépression, anxiété, accident vasculaire cérébral

Pour essayer prévenir cette maladie, un diagnostic est possible, en utilisant le score InterTak.

 

Ce score, calculé sur 100 points, dépend de 7 paramètres différents :

  • sexe féminin : 25 points
  • existence d’un stress psychologique : 24 points
  • existence d’un stress physique : 13 points
  • absence de dépression : 12 points
  • antécédents psychiatriques : 11 points
  • antécédents neurologiques : 9 points
  • allongement de l’intervalle QT : 6 points

Un score supérieur ou égal à 70 points peut être associé à une probabilité de connaître un syndrome de Takotsubo égal à 90%.

Pour soigner cette maladie, un traitement à long terme existe. La possibilité de complications, ainsi qu’un risque de récidive restent cependant encore présents. Pour cela, une surveillance électrocardiographique doit être régulièrement effectuée.

Pour aller plus loin sur ce thème, vous pouvez écouter en podcast cet extrait de l’émission « les pieds sur terre » de Sonia Krolund sur France Culture.

Lire le dossier « relâcher la pression » paru dans la revue cerveau et psycho de janvier 2017, disponible à la médiathèque du Bachut ou sur internet, dans la rubrique « le kiosk » sur le site de la bibliothèque municipale de Lyon

Lire le livre « le tako tsubo, un chagrin de travail », de Danièle Laufer, disponible à la bibliothèque de la Part-Dieu.

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