INCA

- temps de lecture approximatif de 3 minutes 3 min - par Cécile CXR

Rien à voir avec l’illustre civilisation précolombienne (vous êtes sur la page « santé » de l’Influx pas sur la page « mondes »), ni avec l’Institut national de cancer (cela aurait pu, mais on souhaite vous parler d’autre chose !)

Charcuterie, Fromage
Charcuterie, Fromage

L’INCA qu’est-ce que c’est :

Pour prévenir les maladies et à améliorer la santé des Français, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) réalise tous les 7 ans une étude individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA) sous l’égide des ministères de la Santé et de l’Agriculture.

Ces études INCA constituent un des outils indispensables à l’évaluation du risque.

Ces études fournissent à un moment donné une photographie des habitudes de consommations alimentaires de la population française métropolitaine. Combinées à d’autres, ces données permettent de connaitre :

  • les apports en substances bénéfiques présentes dans notre alimentation (vitamines, acides gras essentiels, …)
  • les expositions, c’est-à-dire les doses ingérées, aux substances néfastes susceptibles d’être présentes dans les denrées (métaux lourds, résidus de pesticides, toxines, …)

L’Anses a lancé en 2014 la troisième étude INCA. Les résultats viennent d’être publiés.

L’étude INCA 3 a intégré de nombreuses nouveautés et améliorations, comme par exemple l’inclusion des enfants de moins de 3 ans, l’étude des consommations d’aliments issus de l’agriculture biologique ou de productions personnelles…

Grâce à cette étude, l’Anses contribue ainsi à l’évaluation du troisième Programme National Nutrition Santé, lancé en France en 2011. L’étude permet de savoir si les recommandations de ce programme ont été suivies par les consommateurs et apporte des informations utiles aux ministères pour savoir s’il faut poursuivre, renforcer ou modifier les priorités de la politique alimentaire et nutritionnelle en France.

Les résultats d’INCA 3 :

La 3e étude, (INCA 3) publiée le 12 juillet 2017, constitue la photographie la plus complète du contenu de nos assiettes.

Plus de 5 800 personnes (3 157 adultes âgés de 18 à 79 ans et 2 698 enfants âgés de 0 à 17 ans) ont participé à cette grande étude nationale qui a mobilisé en 2014 et 2015 près de 200 enquêteurs. 150 questions ont été posées aux participants sur leurs habitudes et modes de vie, 13 600 journées de consommations ont été recueillies, générant des données sur 320 000 aliments consommés.

Toujours plus de produits transformés, trop de sel et pas assez de fibres dans nos assiettes

Les Français consomment en moyenne 2,9 kg d’aliments chaque jour, soit environ 2200 kcal, dont 50% de boissons.

Globalement, l’assiette des français contient toujours plus de produits transformés, une nette augmentation des compléments alimentaires depuis 2007, encore trop de sel et surtout pas assez de fibres (20 g/j en moyenne chez les adultes) alors que les recommandations de l’Anses sont de  (30 g/j).

Des disparités de comportements en fonction de l’âge, du sexe, du niveau d’étude ou encore de la région.

Par exemple, les adultes de 65 à 79 ans consomment plus d’aliments faits maison, les hommes consomment plus de denrées animales crues, les individus ayant un niveau d’étude supérieur ou égal à bac+4 davantage de fruits et deux fois moins de boissons rafraîchissantes sans alcool, et les habitants des grandes agglomérations consomment plus de poissons, confiseries, chocolat et jus de fruits que dans les zones rurales (plus de charcuteries, de légumes et de fromages)…

Des pratiques alimentaires modifiées et potentiellement à risque :

  • Une consommation croissante de denrées animales crues,
  • des températures relevées dans les réfrigérateurs qui ne sont pas toujours adaptées,
  • des dépassements plus fréquents des dates limites de consommation.

Les français consomment beaucoup d’aliments de leur propre production (eau y compris, via des puits privés) ou de celle de proches.

Les français de plus en plus sédentaires

Homme consultant une tablette devant un café

En sept ans, le temps quotidien passé devant un écran, hors temps de travail, a augmenté de 20 minutes en moyenne chez les enfants et d’1h20 chez les adultes.

Les suites de l’étude INCA 3 :

Les données recueillies permettent d’émettre des recommandations de santé publique en adéquation avec les habitudes des Français, tout en gardant un temps d’avance sur les risques qui pourraient émerger.

Sources :

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