Le mot du mois

Phubbing

- Modifié le 15/06/2016 par Sabine Cap'Culture Santé

En moyenne, on toucherait à notre smartphone près de 221 fois par jour. Depuis l'avènement du téléphone intelligent, consulter ses mails lorsque l'on est à table avec des amis ou même au lit avec son conjoint, est devenu un geste aussi banal qu'addictif. Pour le meilleur mais aussi pour le pire.

JPEG - 232.6 ko

Nous sommes tous des phubbers, mais de quoi parle-t-on ? D’une impolitesse 2.0 croissante : le fait de regarder son téléphone quand quelqu’un vous parle de quelque chose :

1- Il/Elle sort son téléphone de sa poche durant un diner ;

2 – Il/Elle positionne son portable de manière à pouvoir le voir ;

3 – Il/Elle conserve son smartphone dans la main ;

4 – En pleine conversation, il/elle se détourne après une sonnerie ou un bip ;

5 – Il/Elle jette un regard à son téléphone tout en parlant ;

6 – Au premier temps mort dans une conversation, il/elle saisit son portable.

Quelque chose vous semble familier ? Vous êtes peut-être atteint de phubbing, ce terme est né d’une contraction de « phone » (« téléphone ») et « snubbing » (« snober »), qui pourrait se traduire par « télésnober ». Une addiction à son téléphone et surtout une cyberdépendance qui casse les relations « réelles » et gêne notre entourage.

Le phubbing serait-il le mal du siècle ? sur le NouvelObs

Alex Haigh, déjà créateur du terme phubbing, a même créé un site internet pour sensibiliser les internautes à ce problème sociétal. Stopphubbing.com a dressé un classement des villes où l’on compte le plus de phubbers dans le monde. Avec humour, il dévoile les dangers du phubbing à l’aide de graphiques et d’illustrations attractives. On y apprend entre autres que 87% des adolescents préfèrent une conversation virtuelle plutôt qu’un face-à-face, que chaque soir dans les restaurants on constate en moyenne 36 cas différents de phubbing ou encore que 97% des phubbers apprécient moins la nourriture qu’on leur sert au restaurant. Le site propose même d’envoyer un mail pré-écrit à un proche pour le blâmer pour son comportement.

Le phubbing : quand le smartphone devient un handicap sur Madame Figaro

Pour aller plus loin :

Partager cet article

Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *